Judith Picot* et son mari, Édouard, habitent dans le hameau de Chapignac, près de Intres. Leur maison n'est reliée à aucune route.
En février 1944, Édouard et Judith Picot* accueillent les Sicard et leur fils Jacques, étudiant en archéologie. En fait, les Sicard, envoyé par le pasteur du village, M. Estoppey, n'est autre que Isaï Schwartz, le grand rabbin de France, qui habitait Vichy au début de l'occupation, puis est allé se réfugier à Lyon. Mais en juin 1944, il apprend que la milice est sur le point de l'arrêter. Le rabbin, son épouse Yvonne et leur fils arrivent chez le pasteur d'Intres qui les conduit chez Édouard et Judith Picot* où ils vont rester jusqu'à la Libération.
Le Grand Rabbin de France Isaïe Schwartz et sa famille rentrent à Paris après la guerre, mais entretiennent des liens d'amitié avec les Picot* par courrier et les Picot viendront leur rendre visite à Paris.
Ils ont été honoré du titre de Justes parmi les Nations en 1999.
Edouard and Judith Picot lived in an isolated hamlet called Chapignac, about a kilometer from the village of Intres (Ardeche). No road reached their house. In February 1944, the Picots concealed the Sicards and their son Jacques, an archaeology student, in their home. M. Estoppey, the Protestant pastor of the village, had referred the three Jews to the Picots. “M. Sicard” was in fact Isaïe Schwartz, the Chief Rabbi of France, who had lived in Vichy at the beginning of the occupation and moved to Lyons later on. The rabbi had discharged his duties with dignity, courage, and responsibility, and in January 1944, when he discovered that the militia was about to arrest him, he was forced abruptly to vanish from the public scene. Rabbi Schwartz, his wife, and his son made their way to the home of the pastor of Intres, who escorted him to the Picots. After renaming himself “M. Sicard” and removing his impressive beard, Rabbi Schwartz, along with his family, stayed with the Picots until the liberation. None of the villagers said a word about the Picots’ “guests,” even though the rabbi regularly emerged from his hideout and visited the pastor at his home. The villagers, most of whom were Protestant, took this conspiracy of silence for granted because their ancestors had been Camisards, who had been persecuted by the Catholic regime in the eighteenth century. Thus, they were willing to shelter the Jewish refugees as an act of identification with fugitives. After the liberation, Rabbi Schwartz and his family returned to Paris but maintained their friendship with the Picots through correspondence, and in the Picots’ visits to the office of the Chief Rabbi of France.
On June 20, 1998, Yad Vashem recognized ֹEdouard and Judith Picot as Righteous Among the Nations.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 2 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 3 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
4 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
5 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. ) 6 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
André Faure
(1937 - 1941) André Jean Faure, Préfet de l'Ardèche
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Eugène Hild
(1941 - 1942) Préfet de l'Ardèche
Jean Esquirol
(1942 - 1943) Préfet de l'Ardèche
Jules André Mariacci
(1943 - 1944) Préfet de l'Ardèche
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
Robert Pissere
(1944 - 1948) Préfet de l'Ardèche
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Avertissement Les informations affichées sur le site de l'AJPN sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de notre base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par l'AJPN et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans notre base de données.
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
-
Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions