L'Occupation et la collaboration
Le 13 juin, les Allemands entrent dans l'Aube à Romilly après avoir franchi la Seine.
Le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Élysées.
Arcis est occupé le 15 juin.
Le samedi 15 juin, les Allemands entrent à Troyes par les routes de Sens et de Paris. Au matin du 16 juin, la ville tombe.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice.
Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands. La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Ain, Allier, Charente, Cher, Dordogne, Gironde, Indre-et-Loire, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Vienne.
La Demarkationsline disparaîtra le 11 novembre 1942, après l’occupation totale de la France.
Le maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie à Vichy.
René Bousquet devient préfet de la Marne après l'Armistice.
Le 28 août 1941 il est nommé préfet régional de la région de Châlons-sur-Marne (Marne, Haute-Marne et Aube).
En 1942, chef de la police, il organise la rafle du Vel d'Hiv durant l'été 1942 et suggéra aux Allemands de déporter non seulement des Juifs étrangers de la "Zone occupée" mais encore ceux de la "Zone libre".
23/10/2010
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Les Juifs dans l'Aube
Vichy développe une politique antijuive dans la perspective d'une collaboration avec l'Allemagne nazie et fait promulguer le premier statut des Juifs le 3 octobre 1940 avec l'aval et la confiance d'une grande partie de l'opinion publique.
Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs et massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront.
Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.
23/10/2010
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Les proscrits du régime
Les Tsiganes
Les Tsiganes sont internés dans les camps français.
Les Franc-maçons
Les Franc-maçons sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration.
Les communistes
Les Communistes, considérés comme "indésirables" sont pourchassés, arrêtés et internés.
Dès la fin du mois de septembre 1939, les militants communistes qui soutiennent le pacte germano-soviétique sont limogés ou arrêtés. Les responsables syndicaux sont menacés.
Les réfractaires au STO
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.
23/10/2010
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La résistance dans l'Aube
Dans l'Aube, alliant caractère rural et industriel, les troupes allemandes victorieuses prennent possession dès la mi-juin 1940 des points stratégiques : camp militaire de Mailly, base aérienne de Romilly-sur-Seine, centre ferroviaire de Troyes-La Chapelle-Saint-Luc.
Dès l’automne 1940, les premiers signes d’hostilité à l’occupant se manifestent par des tentatives de sabotage. Ces actes demeurent néanmoins isolés ; la répression s’abat rapidement sur leurs auteurs avec pour les cas les plus graves des condamnations à mort.
Les réseaux s’implantent progressivement à partir de 1941, bénéficiant de l’engagement local de figures telles qu’André Mutter ou Georges Wauters. Les mouvements prennent également une importance accrue à partir du printemps 1942, à l’image de l’Organisation civile et militaire ou de ceux de la Libération. Dans le même temps, les communistes participent activement à la propagande clandestine.
Des vagues d’arrestations viennent néanmoins les décimer tandis que les Allemands pratiquent une rigoureuse politique des otages qui se traduit par des exécutions à Clairvaux et Montgueux.
Les socialistes s’organisent au sein de Libération-Nord, grâce aux figures tutélaires de Gabriel Thierry et de Pierre Brossolette.
L’année 1943 permet d’accélérer la structuration de la Résistance. L’Aube connaît ainsi ses premiers parachutages d’armes. Par ailleurs, la destruction des installations des rotondes SNCF de Troyes en juillet 1943 vient témoigner de la qualité des renseignements obtenus par le