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Colette Tcherkawsky



 
Mont-Saint-Aignan 76130 - Seine-Maritime
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Colette-Tcherkawsky
Berthe Tcherkawsky et ses deux enfants, Colette et Claude dans le jardin de la maison de Mont-Saint-Aignan en 1934
source photo : Coll. Tcherkawsky
crédit photo : D.R.
Colette-Tcherkawsky
De gauche à droite : Claude, Berthe Tcherkawsky, Maurice Tcherkawsky, la belle-soeur de Maurice, Rachel, et Colette en 1939
source photo : Coll. Tcherkawsky
crédit photo : D.R.
Colette-Tcherkawsky
Colette Tcherkawsky le 18 décembre 1941
source photo : Coll. Tcherkawsky
crédit photo : D.R.
Histoire

Maurice, né à Paris en 1908, est le fils de Sophie et Maurice Tcherkawsky, venus d'Ukraine au début du XXe siècle et naturalisés français vers 1920.

Berthe, née à Paris en 1908, est la fille de Sophie et Meer Moscovici arrivés de Roumanie en 1905 et la soeur d'Henriette, née en 1910 à Paris, dans le 11e arrondissement. Ils se sont vus refuser la naturalisation après leur installation à Paris.

Berthe Moscovici et Maurice Tcherkawsky se marient le 7 juin 1930 à Paris, dans le 11e arrondissement.
Leur fils Claude naît en 1930 et leur fille Colette naît en 1932.

Le 25 juin 1931, sa soeur Henriette épouse Maurice Viderman, médecin né en 1907 en Roumanie. 

Berthe et Maurice Tcherkawsky habitent avec leurs enfants à Mont-Saint-Aignan (76), dans la banlieue de Rouen.

En 1939, Maurice Tcherkawsky, officier, est mobilisé. Il rentre quelques jours plus tard.

La famille part se réfugier près d'Agen, fuyant Rouen bombardé.

Maurice Tcherkawsky est mobilisé de nouveau. Affecté en Alsace, sur la ligne Maginot, il sera fait prisonnier.

Berthe Tcherkawsky cherche à rentrer à Rouen, mais les nègres, les francs-maçons et les Juifs ne sont pas autorisés à rentrer en zone occupée...

Elle y parvient, mais n'est plus propriétaire de sa boutique de couture où un administrateur est nommé. Par chance, elle peut tout de même y travailler et elle décide que la famile ne portera pas l'étoile.
Dénoncée, elle est convoquée au commissariat avec ses enfants. Ils doivent désormais se présenter chaque matin au commissariat avec l'étoile solidement cousur sur le manteau... 

En 1942, Sophie et Meer Moscovici, les parents de Berthe, sont arrêtés à Paris parce que juifs. Ils seront déportés sans retour de Drancy à Auschwitz le 28/09/1942 par le convoi n° 38.

Le 15 janvier 1943, Berthe Tcherkawsky et ses deux enfants, Claude et Colette sont arrêtés lors de la rafle des Juifs de Rouen. Le lendemain, ils sont envoyé à Drancy, puis transférés au Camp de Beaune-la-Rolande où ils restent un mois.

Le 2 mai 1944,  Berthe TcherkawskyClaude et Colette font partie des 70 femmes et enfants déportés par train de voyageurs au camp de concentration de Bergen-Belsen. Ils font partie du premier de quatre groupes dont le chef de famille est prisonnier de guerre en Allemagne.
Internés au camp de l'étoile, section du camp de Bergen-Belsen, ils sont censés servir de monnaie d'échange contre des Allemands aux mains des Alliés.

En mai 1945, Maurice Tcherkawsky est libéré par les Américains à Lübeck, tandis que sa femme et ses enfants sont évacués de Bergen-Belsen le 9 avril et sont envoyés dans le "train fantôme" abandonné par les Allemands le 23 avril près du village de Tröbitz.

Berthe Tcherkawsky est atteinte du typhus et Colette est atteinte de la typhoïde.

Sophie et Maurice Tcherkawsky, les parents de Maurice qui ont passé toute la guerre à Paris, ont pu éhapper à toutes les rafles et n'ont pas été arrêtés.

Le 25 juin, la famille Tcherkawsky se retrouve à l'hôtel Lutetia à Paris.
Après un séjour de convalescence au Palace-Hôtel de Menthon-Saint-Bernard (74) sur les bords du lac d'Annecy, ils rentrent à Mont-Saint-Aignan.

15/03/2021

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Titre

Une enfance en otage

Une enfance en otage

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Auteur   Colette Tcherkawsky  
Édition   Le Manuscrit  
Année   2011  
Genre   témoignage  
Description   Colette Tcherkawsky fait partie des 77 enfants de prisonniers de guerre juifs qui furent déportés de France pour servir de monnaie d’échange aux nazis. Si son père était protégé par les conventions de Genève, le reste de la famille n’a pas été épargné par les persécutions antisémites et la barbarie nazie. Colette est ainsi arrêtée avec sa mère et son frère lors de la rafle des Juifs de Rouen, en janvier 1943. Internés au camp de Drancy durant 14 mois, ils connaîtront également celui de Beaune-la-Rolande. Le 2 mai 1944, ils sont déportés au « camp de l’étoile » à Bergen-Belsen, Colette n’a alors que douze ans. Ensemble, ils parviendront à survivre. Le récit concis et lucide de Colette décrit une situation qui fait figure d’exception dans l’histoire de la déportation des Juifs car le sort des enfants déportés était la chambre à gaz et la mort. Militante de la Mémoire, Colette a créé, avec Albert Bigielman, l’Amicale des anciens déportés de Bergen-Belsen.

Extrait du livre
En 1938, j’ai six ans. Dans la boutique de mon grand-père paternel, tailleur pour dames, mon frère et moi jouons avec nos trésors : morceaux de tissus, épingles, boutons, petites bobines de fil. Rachel, la vendeuse, belle et brune, essaie de nous instruire : « un cahier neuf, une plume neuve ; un veuf, une veuve » ; veuf, qu’est-ce que ça veut dire ? Ah oui, sa femme est morte. Puis Rachel a une idée : « Toi, dit-elle à mon frère, tu es juif, et toi Colette, tu es juive. » Je ne comprends pas le sens de ce mot ni pourquoi il s’applique à moi, mais je le ressens comme une insulte. Je ne suis pas du tout contente d’être juive. Dans l’appartement de mes grands-parents paternels, un long couloir conduit de l’entrée à la chambre du fond. Une petite bibliothèque y est placée. Je parviens à déchiffrer les titres mais, pour certains, les mots ne prennent pas de sens. On m’explique : Il y a des livres en français, mais aussi en roumain, en allemand, en anglais. Un jour, une lettre arrive, venue de loin. Mon grand-père la traduit pour la famille assemblée. Je me penche pour la voir et ne peux rien lire du tout : c’est du yiddish, écrit en caractères hébraïques. Mes grands-parents parlent entre eux un français légèrement chantant. Ils échangent quelques phrases en yiddish quand ils veulent que les enfants ne comprennent pas. Mon père est de retour à la maison avec son bel uniforme d’officier ; il n’a été mobilisé que quelques jours. Il a trente ans, il est grand, il a deux galons, nous sommes fiers de lui.
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 La shoah en Normandie (Des extraits du livre de Yves Lecouturier sur Google livres )




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