De novembre 1942 au début de l'été 1944, quatre membre de la famille Schlenker vont être cachés dans trois communes de l'Ardèche.
Les Schlenker, des Juifs autrichiens, quittent leur pays pour l'Italie, puis s'installent en France en 1938. À l'arrivée des Allemands en 1940, ils s'enfuient en zone non occupée et vont habiter Marseille.
Lorsque les Allemands occupent le sud de la France en novembre 1942, les Schlenker décident de fuir une nouvelle fois et de chercher refuge dans un département rural. Fränzi Schlenker, dite Margot, quitte la ville avec sa fille de quatorze ans, Éva, son petit garçon de trois ans Michel, et sa belle-sœur, Paulette Schlenker, dite Paula. Son mari reste à Marseille. Les quatre réfugiés arrivent à Saint-Apollinaire-de-Rias, petit village de l'Ardèche.
André Péatier*, secrétaire de mairie et instituteur à Saint-Apollinaire-de-Rias les cache d'abord dans la ferme de Lydie Chapus* qui habite avec ses parents, au hameau de Jurusson.
Ces derniers ont tout de suite vu, comme Lydie*, que leurs nouveaux locataires sont juifs. Ils mettent néanmoins à leur disposition une pièce et une ancienne écurie qui fait office de poulailler. On y installe une table, un banc, un petit poêle pour cuisiner et se chauffer. Les Schlenker vivent ainsi jusqu'à l'été 1943. Lydie* leur assure le ravitaillement à des prix honnêtes, alors qu'elle pourrait obtenir beaucoup plus au marché noir. Elle fait de son mieux pour leur rendre la vie plus facile. À cette époque, ce ne sont pas seulement les Juifs cachés qui courent un réel danger, mais aussi les personnes qui les hébergent.
En été 1943, plusieurs personnes venus de Marseille louent une petite maison à côté de la ferme. Elles s'aperçoivent que les Schlenker sont des juifs. Ils les dénoncent à la gendarmerie locale et menacent de les livrer aux Allemands. Les quatre réfugiés quittent aussitôt la ferme et, avec l'aide du secrétaire de mairie, André Péatier*, qui appartient à la Résistance, s'enfuient vers une autre cachette plus sûre. André Péatier* les fait héberger par M. Saluste, fermier de M. Montet, à Monchal, commune de Saint-Blaise.
Après la guerre, les Schlenker iront s'installer à Marseille et resteront en contact avec André Chave*. Fränzi Schlenker évoque les admirables habitants de l'Ardèche qui ont sauvé la vie des siens et se occupés d'eux avec dévouement. Nombre de ces Ardéchois s’étaient montrés prêts, comme l’a fait Lydie Chapus*, à risquer leur propre vie pour venir en aide aux réfugiés désespérés.
Le parcours de la famille Schlencker a été repris dans un livre de Sylvette Béraud-Williams : Entre silence et oubli, Mémoires d'un quotidien rural bouleversé. Édition Les Rias, 07240 Saint-Apollinaire-de-Rias (2009).
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 2 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 3 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
4 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
5 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. ) 6 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
André Faure
(1937 - 1941) André Jean Faure, Préfet de l'Ardèche
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Eugène Hild
(1941 - 1942) Préfet de l'Ardèche
Jean Esquirol
(1942 - 1943) Préfet de l'Ardèche
Jules André Mariacci
(1943 - 1944) Préfet de l'Ardèche
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
Robert Pissere
(1944 - 1948) Préfet de l'Ardèche
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
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