C'est lorsque les Allemands envahirent la Belgique en mai 1940, que dix-huit membres de la famille Szafran, s'enfuirent d'Anvers en compagnie de plusieurs de leurs voisins et vinrent se réfugier à Nîmes.
Le 25 août 1942, à la veille du déclenchement des grandes rafles dans les villes du sud de la France, Symcha, 17 ans à ce moment là, prévenu par Pierre Simon, son chef de troupe au sein des Éclaireurs israélite de France, put se cacher, alors que le reste de la famille n'échappa pas aux déportations.
Puis Pierre Simon le mena chez les Boissier, viticulteurs à Caveirac. Les Boissier était une famille bien connue de l'Église Méthodiste de Caveirac. Les vendanges battaient leur plein. Ils présentèrent le jeune Juif comme un cousin, étudiant à Paris, qui venait travailler dans les vignes jusqu’à la rentrée. Symcha Szafran était traité comme un membre de la famille.
Jean et Lucie Boissier donnèrent une fausse carte d’identité à Symcha. Ils le cachèrent pendant un mois puis le confièrent au pasteur du village, le pasteur Saint-Martin, qui l'envoya chez Maurice* et Hélène Puech*, à Cruviers Lascours, une propriété privée sur la route de Colognac.
Au début du mois de janvier 1943, il fallut trouver une autre cachette.
Ce sera chez les cousins des Puech*, Elie et Eva Guiraud*, à Lasalle (dans le Gard).
En avril 1943, Marcel et Jean Guiraud, les deux fils de la famille sont convoqués pour le Service du travail obligatoire, ils décident immédiatement de se joindre à un groupe de résistants de la région. Symcha décide d'en faire de même. Il bénéficiera également de l'aide du pasteur Olivès*, pour trouver des refuges.
De nombreuses personnes ont été protégées par les Boissier* : un médecin bien connue à Nîmes, un chef éclaireur Israélite, une jeune mère et son bébé, Jimmy qui avait plusieurs noms et prénoms, et des jeunes qui fuyaient le Service du travail obligatoire, comme le jeune pâtissier confiseur des environs, et d’autres qui cherchaient à rejoindre le maquis et qui trouvaient refuge, dès 1942, chez Jean* et Lucie Boissier*, pour quelques jours ou quelques mois.
Ceux qui, vingt ans plus tard, ont écrit leur témoignage de reconnaissance, parlent de Papa Boissier, Maman Boissier, même simplement de "chère maman".
L’un d’eux exprime ainsi ce que pour lui étaient les Boissier : « J’ai appris ce qu’était l’hospitalité. Ils ont ouvert, non seulement leur porte, mais aussi et surtout celle de leur cœur qui était grand… ». Et c’est en ces termes que Madame Line Pélissier, née Boissier, évoque son père et la démarche dans laquelle il s’inscrivait à l’époque : « En 1940, un jour où l’on évoquait la rafle des juifs dans les pays occupés par les nazis, mon père a dit : mais en France, nous ne laisserons pas faire ! ». Puis elle parle des papiers d’identité modifiés, des cartes d’alimentation, des faux tampons que Monsieur Boissier se procurait.
Il faut également évoquer le frère de Jean Boissier, Samuel Boissier, qui a caché pendant plus d’un an et demi un jeune Autrichien, déserteur de l’armée allemande, alors qu’il avait sept enfants.
Les relations entre Symcha et ses sauveurs, ainsi qu'entre leurs enfants et petits enfants continuèrent longtemps après la guerre.
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Jean Boissier Symcha Szafran
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Rencontre avec Paul Niedermann (Conférence de Paul Niedermann (1h24) enregistrée en mars 2011 au collège d'Estagel dans les Pyrénées-Orientales. Paul Niedermann retrace son parcours entre 1935 et 1945 de Karlsruhe à la Maison d'Izieu, en détaillant son passage au Camp de Rivesaltes. ) 2 Les maquis en Cévennes (Pour la Mémoire, dans cet historique de la Résistance en Cévennes, il y a la saga d’une bonne partie de la Résistance M.U.R. du Gard, concernant ses maquis de l’Aigoual, mais aussi leur mouvance, de Nîmes, Le Grau du Roi, Sommières et même Ganges, étroitement uni à Lasalle, Saint Hippolyte du Fort et Valleraugue. C’est la mémoire d’une résistance populaire, encadrée par des hommes courageux, volontaires, qui n’étaient pas préparés à ces lourdes responsabilités et qui surent les assumer, avec raison et sans défaillance.
La montée en puissance de cette résistance, surestimée par l’adversaire, lui donna un grand rayonnement dans notre département. C’est aussi, la mémoire d’un pays de montagne moyenne, mais très accidentée, sorte de refuge dans lequel s'’est perpétuée une tradition d’accueil et de liberté. Les Cévennes. )
3 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Auguste Martin
(08/04/1938 - 25/09/1940) Préfet du Gard
Marcel Ribière
(1940 - 1943) Marcel Julien Henri Ribière, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1892-1986)
Angélo Chiappe
(25/09/1940 - 14/02/1944) Préfet du Gard
Jean Chaigneau
*
(Mai 1943 - Mai 1944) Marie Joseph Jean Chaigneau, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse). Arrêté en mai 1944 par les Allemands, il est déporté au camp d'Eisenberg
Alfred Papinot
(14/02/1944 - 25/08/1944) Préfet du Gard
Raymond Aubrac
(1944 - 1945) Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1914)
Paul Haag
(1945 - 1946) Paul Maurice Louis Haag, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1891-1976)
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