L'internement des étrangers et des indésirables en janvier 1939
Le 12 novembre 1938, le Gouvernement Daladier publie un décret prévoyant la création de centres spéciaux pour l'internement des "étrangers indésirables" tandis que le 21 janvier 1939 ouvre le premier centre de rassemblement des étrangers "indésirables en France" à Rieucros (Mende, Lozère), notamment 450 000 réfugiés républicains espagnols qui arrivent en France après la victoire de Franco, le 26 janvier 1939, lors de la "Retirada" (le statut de réfugiés politiques ne leur sera accordé que le 15 mars 1945).
Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
Le 18 novembre 1939, un décret-loi prévoit des mesures d'internement à l'encontre des "individus dangereux pour la défense nationale et pour la sécurité publique" sur décision du préfet.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le gouvernement désemparé se replie à Bordeaux dès le 11 juin. La France est envahie. C’est l’exode vers le sud. Le président du Conseil : Paul Reynaud, est contraint de démissionner.
Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice.
Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques), Landes, Gironde, Dordogne, Charente, Vienne, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Cher, Allier, Saône-et-Loire, Jura, Ain.
Le maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie à Vichy.
Les Français sont touchés par les restrictions amenées par la défaite
En octobre 1940, la France compte 26 camps en zone occupée et 15 en zone libre.
La Demarkationslinie - la ligne de démarcation - ne disparaîtra que le 1er mars 1943, plusieurs mois après l’occupation totale de la France, le 11 novembre 1942.
A la veille de Seconde Guerre mondiale, Montpellier abritait trois cent Juifs et Béziers en abritait cent cinquante.
La majorité de cette population était des commerçants ou des artisans, à l'exception de quelques notables dont l'ancien maire de Montpellier, Benjamin Milhaud.
Les Juifs de Montpellier, de Béziers et de Sète se mobilisent pour venir en aide l'arrivée massive de leurs coreligionnaires arrivés de France et surtout de l'étranger. Les effectifs de Juifs dans le département représentent alors le triple des effectifs avant-guerre. Les Alsaciens constituent quant à eux une communauté dans la communauté.
Les Juifs français touchés par les restrictions amenées par la défaite, sont de plus touchés par la perte de leur emploi et par les spoliations, tandis que les étrangers "en surnombre dans l'économie nationale" et "de territoires appartenant à l'ennemi" et les Juifs étrangers "indésirables" sont majoritairement internés, raflés et déportés dès l'automne 1940 ou meurent dans les camps français.
40 000 Juifs étrangers sont internés en 1940-1941 dans les camps de la zone sud situés dans le Midi méditerranéen et les Pyrénées.
En octobre 1940, la France compte 26 camps en zone occupée et 15 en zone libre.
9 Familles hébergées, cachées ou sauvées de l'Hérault[Compléter]
Lunel Famille Aronowicz -
Prévoyant leur prochaine arrestation par la police de Vichy, Szyja-Leib et de Mieckla, confient leur fille Nina Aronowicz, née le 28 novembre 1932 à Bruxelles (Belgique) à une famille française non juive, les Régnât, qui recueillent la fillette à Lunel. Plus tard, Nina séjournera à la maison d'enfants juifs de Campestre (Hérault), d'où elle sera transférée, avec 43 autres enfants, à Izieu (Ain). La mère de Nina est déportée le 11 septembre 1942 par le convoi n° 31. Le père de Nina connaîtra le même destin après avoir été déporté le 7 décembre 1943 par le convoi n° 64. Quant à Nina, elle sera déportée par le convoi n° 71 du 13 avril 1944.
Montpellier (Témoignage de Christian LEVI ALVARES)
1942 - 1943 Famille Levi Alvares -
Christian est né à Montpellier le 24 novembre 1942. Ses parents sont hébergés par Suzanne Babut*.
Il étaient arrivés quelques mois avant et sont restés jusqu'à l'été 1943.
Christian va passer les premiers mois de ma vie au 5 chemin de Nazareth. septembre 1943 - liberation de montpellier Famille Radzyner -
Mes parents,juifs polonais, ainsi que ma soeur Alice se sont repliés sur Montpellier en 1941. J'y suis née à en 1942. Grâce à M.Ernst nous avons échappé à la Gestapo en allant nous cacher dans la famille Pépin à Marvejols où mon frère Serge est né. Très vite nous avons dû fuir et nous nous sommes retrouvés dans la pension tenue par Mmes Babut et Planchon(protestantes) Il me reste une photo. Cette pension était en face de la Caserne De Lauwe (aujourd'hui Lycée d'excellence) qui abritait La Gestapo ! Ces dames nous ont trouvé un logement à la Libération et c'est à ce moment là que nous les avons quittées. Elles nous ont invité à plusieurs arbres de Noël suivants. 1942 - 1944 Famille Seiler -
Monsieur Seiler, le père de Nelly et de Mina a été caché à la clinique Parrès de Montpellier de 1942 à la Libération.
Nelly a été hébergée et protégée par René* et Madeleine Alram* de 1942 à la Libération.
Mina a été recueillie par Marius et Sylvie Cannac* et leur fille Odette* de 1942 à la Libération. Palavas-les-Flots Famille Gutholc -
David, dit Denis Girard, née le 29/09/1930 à Bruxelles (Belgique) Famille Niedermann -
Paul, né le 01/11/1927 à Karlsruhe (Allemagne) Famille Tuschneider Lang -
Éva et ses deux sœurs sont sorties du camp de Rivesaltes par l’O.S.E. et emmenées au centre de Palavas-les-Flots. Pézenas 08/1941 Famille Schapira -
Berein Schapira, Juif, Allemand, interné à la maison d’arrêt de Montpellier est libéré en août 1941 sur intervention de Camille Ernst*, secrétaire général de la préfecture de l'Hérault, et placé en « résidence obligatoire » à Pézenas, ce qui lui sauva la vie. Saint-Jean-de-Védas 1941 Famille Gutholc -
David Gutholc, 11 ans, né le 29/09/1930 à Bruxelles (Belgique), est interné au Camp Joffre à Rivesaltes. Pris en charge par l'OSE, il est sorti du camp et sera accueilli, sous le nom de "Denis Girard" chez Madame Rudelle à Saint-Jean-de-Védas (Hérault).
5 Familles arrêtées dans le département [Compléter]
Béziers 04/1944Famille Grundman - Maurice, 19 ans, né le 9 février 1925 à Sotteville-les-Rouen, fils d'Henri et d'Esther, habite Rouen et est mariée avec Jeanne née Barrera. Réfugié à Béziers, il est arrêté parce que Juif par la Gestapo et déporté sans retour vers le camp de Kaunas (Lituanie) ou Reval (Estonie).(convoi no 73 )
12/10/1943Famille Weingarten - Paul, originaire d’Autriche, habitant Béziers est arrêté le 12 octobre 1943. Déporté par le convoi n° 66, il sera assassiné à Auschwitz.
Lamalou-les-Bains 1942Famille Marx - Ludwig, né à Heilbronn (Allemagne) le 8 février 1891, fils de Bertold et Ema, commerçant, est marié à Yohanna née Isaak et habitait à Heilbronn. Réfugié à Lamalou-les-Bains, il est arrêté parce que juif et déporté sans retour vers Auschwitz le 17 août 1942 par le convoi n° 20.(convoi no 20 )
1943Famille Wolf - Fritz (dit Frédéric), fils d'Iram et d'Henri Wolf, né le 19 octobre 1920 à Hamburg (Sarre en Allemagne), étudiant, est réfugié à Lamamou-les-Bains. Arrêté parce que juif, il sera déporté sans retour vers Majdanek le 4 mars 1943 par le convoi n° 50.(convoi no 50 )
Montagnac 26/08/1942Famille Feldman - Réfugiés juifs d'Allemagne, la famille Feldman arrive à Montagnac en 1940. Paula, 50 ans, née Bauminger le 12 février 1892, et ses trois filles, Jenny, 17 ans, née à Hambourg le 1er février 1925, Hella (Rachel), 15 ans, née à Hambourg le 24 mars 1927, et Édith, 13 ans, née à Cologne le 19 mars 1929, sont arrêtées parce que juives lors de la rafle du 26 août 1942. Elles seront déportées sans retour vers Auschwitz le 11 septembre 1942 par le convoi n° 31.(convoi no 31 )
01/01/1942 -La carte de légumes verts est instituée : 1,250 kg par décade. (L'Eclair, n° 22347, Édition Montpellier, 1er janvier 1942, p. 2.) 06/04/1944 -Rafle des enfants d'Izieu. Quarante quatre enfants juifs et leurs sept éducateurs sont arrêtés par les agents de la Gestapo de Lyon, avec à leur tête Klaus Barbie.Seule une éducatrice survivra à la rafle et à la déportation. Lea Feldblum témoignera en 1987 au procès de Barbie à Lyon. Barbie sera condamné pour le crime d’Izieu. 12/07/1944 -Le 12 juillet 1944, au village de l’Espérou, les maquis Armée Secrète d’Ardaillès et de Lasalle fusionnent pour constituer le maquis Aigoual-Cévennes, fort de 400 hommes.
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Rencontre avec Paul Niedermann (Conférence de Paul Niedermann (1h24) enregistrée en mars 2011 au collège d'Estagel dans les Pyrénées-Orientales. Paul Niedermann retrace son parcours entre 1935 et 1945 de Karlsruhe à la Maison d'Izieu, en détaillant son passage au Camp de Rivesaltes. ) 2 Les maquis en Cévennes (Pour la Mémoire, dans cet historique de la Résistance en Cévennes, il y a la saga d’une bonne partie de la Résistance M.U.R. du Gard, concernant ses maquis de l’Aigoual, mais aussi leur mouvance, de Nîmes, Le Grau du Roi, Sommières et même Ganges, étroitement uni à Lasalle, Saint Hippolyte du Fort et Valleraugue. C’est la mémoire d’une résistance populaire, encadrée par des hommes courageux, volontaires, qui n’étaient pas préparés à ces lourdes responsabilités et qui surent les assumer, avec raison et sans défaillance.
La montée en puissance de cette résistance, surestimée par l’adversaire, lui donna un grand rayonnement dans notre département. C’est aussi, la mémoire d’un pays de montagne moyenne, mais très accidentée, sorte de refuge dans lequel s'’est perpétuée une tradition d’accueil et de liberté. Les Cévennes. )
Pierre Monis
(01/07/1937 - 20/07/1940) Préfet de l'Hérault
Paul Brun
(20/07/1940 - 25/08/1940) Préfet de l'Hérault
Pierre Olivier de Sardan
(25/08/1940 - 11/10/1942) Préfet de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) Camille Ernst*, Secrétaire général de la préfecture de l’Hérault (de 09/1940 à 02/1943), Juste parmi les Nations
Jean Bénédetti
(Jan. 1942 - 12/1943) Préfet délégué de l'Hérault, déporté en Allemagne pour avoir soutenu la Résistance
Alfred Hontebeyrie
(11/10/1942 - 16/07/1944) Préfet de l'Hérault et de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) (1895-1969)
Augustin Michel
(17/07/1944 - 22/08/1944) Préfet de l'Hérault
André Weiss
(22/08/1944 - 01/01/1948) Préfet de l'Hérault
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Giusti tra
le nazioni - Drept între
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