Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg, pourtant neutre, et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le gouvernement désemparé se replie à Bordeaux dès le 11 juin. La France est envahie.
C’est l’exode vers le sud.1
Le président du Conseil : Paul Reynaud, est contraint de démissionner.
Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement.
Le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Elysées.
Le 19 ils sont à à Lyon... Ils se retireront derrière la ligne de démarcation le 25 juin 1940.
Le 19 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans la ville et l’occupent, une première fois, pendant dix-neuf jours.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice.
Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et la France est coupée en deux par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
Les troupes allemandes se retirent au lendemain de l’établissement de la ligne de démarcation.
Lyon, en zone libre jusqu'en 1943, est très proche de la ligne de démarcation qui passe plus au nord, entre Chalon-sur-Saône et Tournus.
La ville est d’abord administrée par une délégation spéciale étroitement soumise à l’autorité préfectorale.
En juillet 1941, un conseil municipal est rétabli et confié à l’industriel Georges Villiers, avec l’acquiescement d’Édouard Herriot.
La ville accueille les réfugiés et devient un foyer de résistance. Les traboules, passages à travers les cours d'immeuble qui permettent de se rendre d'une rue à l'autre, sont très liées à l'histoire de la résistance à Lyon, et permettent de fuir la Gestapo.
L’Hôtel Terminus est le siège de la Gestapo
Dès le 11 novembre 1942, l’Hôtel Terminus est réquisitionné par les autorités allemandes et devient le siège de la Gestapo. Le docteur Knab en est le chef. Il a été muté à Lyon par disgrâce, après avoir servi en URSS et en Norvège. Il est entouré de quatre assistants, dont Klaus Barbie (chef du bureau IV) et Barthelmus Welti (responsable des affaires juives). Le service est divisé en six sections. Les cinq premières sont hébergées à l’École de santé militaire, la sixième étant installée boulevard des Belges.
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.
En février 1943, Klaus Barbie, surnommé "le boucher de Lyon" devient le chef de la Gestapo de la région lyonnaise, torture et exécute de nombreux résistants, dont Jean Moulin, capturé à Caluire-et-Cuire, dans la banlieue lyonnaise, le 21 juin 1943 et donne l'ordre d'exécuter de nombreux otages et de déporter des milliers de Juifs à Drancy puis Auschwitz.
La gare de Pérache est un élément central du dispositif des Allemands, qui y font passer les convois de ravitaillement, militaires et transiter les convois de déportation.
Les contrôles de la police française et de la Gestapo y sont fréquents.
Une communauté juive importante vivait à Lyon. La Grande Synagogue de Lyon, située dans le 2e arrondissement, sur les quais de la Saône, fut construite en 1864.
Sous le régime de Vichy (1940-1944) , Lyon fut le siège du grand rabbinat de France et du Consistoire central. Pendant cette période noire, on continue de célébrer les offices et de dispenser des cours de Talmud Torah. Toutefois, la communauté juive de Lyon paya un lourd tribut : la synagogue fut pillée , une grenade jetée au cours d’un office du vendredi soir et des milliers de juifs raflés furent fusillés ou déportés dans des camps d’extermination. Parmi eux, le rabbin Bernard Schoenberg (1908-1944), le ministre officiant Benjamin Dreyfus, le secrétaire Émile Cahen, le gardien Maurice Eisner ainsi que les administrateurs du consistoire, Albert Borack, Paul Lévy-Hanser et Robert Lehmann.
Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront.
A la Libération, la communauté se reconstitue lentement et retrouve un nouveau souffle grâce à l’arrivée des juifs d’Afrique du Nord à partir de 1962.
Les Francs-maçons et les Communistes, considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés et arrêtés.
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.
Métropole de la zone libre, la Résistance s’organise très tôt à Lyon.
Entre l’automne 1940 et le printemps 1941, apparaissent plusieurs feuilles et petits journaux clandestins. C’est à Lyon que les trois grands journaux clandestins de la zone sud voient le jour et que naissent d’importants mouvements de résistance.
Henri Frenay, officier issu d’une famille lyonnaise, se détache peu à peu du régime de Vichy. Dès la fin 1940, il débute ses activités clandestines et envoie des renseignements à Londres. À la création du premier journal, Les Petites Ailes, s’ajoute le recrutement de sympathisants. Aux cotés de Bertie Albrecht1, Henri Frenay évolue d’un maréchalisme d'imprégnation à un détachement annonciateur de sa rupture avec Vichy.
La rencontre de Frenay avec François Menthon, animateur de Liberté, est décisive.
Le 1er janvier 1941 a lieu une manifestation publique de la Résistance à l’appel du général de Gaulle. Lyon est déclarée ville morte entre 14 heures et 15 heures.
À ses débuts, la Résistance prend la forme d’initiatives isolées qui se fédèrent peu à peu, enrichies par les passages à Lyon d’hommes venus de tous les horizons géographiques. Des démarches individuelles à la constitution de petits groupes, jusqu’à la naissance des premiers mouvements, c’est ainsi que s’affirme une volonté qui est tout autant d’opposition au régime que de refus de soumission à l’ennemi. L’absence d’occupants (qui n’en ont pas moins leurs observateurs et leurs agents) et la relative tolérance des services de Vichy sont autant de facteurs favorables.
En novembre 1941, le journal clandestin d’Henri Frenay, Vérités, et celui de François Menthon, Liberté, se fondent en un seul, pour donner naissance à Combat, dont le premier numéro paraît en décembre 1941. Les deux mouvements fusionnent également : Combat devient le mouvement le plus important de la zone sud.
Fin 1941, apparaissent deux autres mouvements et leurs journaux clandestins, Libération et Franc-Tireur. Libération est né de la rencontre à Clermont-Ferrand d’Émmanuel d’Astier de la Vigerie et de Jean Cavaillès. Avec une équipe de fidèles, dont les Aubrac, ils sortent le premier numéro de Libération en juillet 1941.
Le mouvement Franc-Tireur fait suite à un groupe lyonnais, France Liberté,
fondé à la fin de l’année 1940. Jean-Pierre Lévy est à la tête de ce mouvement. Le premier numéro de Franc-Tireur paraît en décembre 1941.
En 1942, Lyon, encore en zone libre, est devenue la capitale de la Résistance.
Jean Moulin choisit d’y établir son poste de commandement au début de l'année 1942.
La situation évolue radicalement à partir du mois de novembre 1942. En réponse au débarquement allié en Afrique du Nord, l’ennemi, rompant la convention d’armistice, envahit de nouveau la zone sud.
Le 11 novembre 1942, la Wehrmacht occupe à nouveau Lyon. La Gestapo s'installe à l’hôtel Terminus situé face à la gare de Perrache. Le Kommando régional (KDS) de Lyon a sous sa férule les départements du Rhône, de la Savoie, de la Haute Savoie, de la Loire, de la Drôme et de l’Isère.
Klaus Barbie s’installe à Lyon fin 1942. En quelques jours, il obtient
des succès décisifs contre une résistance lyonnaise parfois victime
d’imprudences.
Dès lors, Lyon perd sa primauté au profit de Paris où se regroupent les services centraux.
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité et rejoignent les résistants.
Des hauts fonctionnaires qui refusent de collaborer Général Robert de Saint-Vincent*
Le 29 août 1942, ce gendarme commandant la XIVe région de gouvernement militaire de Lyon reçoit de l'intendant de police régional l'ordre de lui fournir quelques escadrons de gendarmes pour assurer la sécurité pendant l'embarquement de 650 juifs envoyés en zone occupée. Il refuse : "Jamais je ne prêterai ma troupe pour une opération semblable". Le 31 août, Vichy le limoge et l'admet à faire valoir ses droits à la retraite. La presse annonce son limogeage sans donner d'explications.
Raoul Hoff
Au début de l'année 1943, ce sous-préfet de Saint-Claude (Jura) est nommé adjoint de l'intendant de police de Lyon. La réticence qu'il manifeste dans cette tâche entraîne en juin sa mutation comme secrétaire général de la préfecture de la Sarthe. Arrêté par la Gestapo en janvier 1944 et déporté à Buchenwald, il s'évade lors de l'évacuation du camp, mais est repris et fusillé par les SS, à Hermandroff, le 13 avril 1945.
Lyon occupe une place importante dans l’action de Jean Moulin. C’est dans cette ville, creuset des mouvements de résistance et carrefour géographique, qu’il choisit d’établir son poste de commandement au début de l’année 1942.
Mandaté par De Gaulle pour réaliser l’union de la Résistance dans la zone
métropolitaine non occupée, il crée à Lyon deux services clandestins communs aux mouvements Combat, Libération et Franc-Tireur : le Bureau d'information et de presse (BIP) et le Comité général des études (CGE).
Le BIP, mis en place le 28 avril 1942, a pour vocation d’être "l’agence de presse" de la Résistance. Il recueille et transmet les informations à Londres, aux journaux clandestins et aux Alliés, et organise la diffusion de la propagande. Son bulletin d’information est dirigé par Georges Bidault, membre du comité directeur de Combat.
Le CGE, fondé le 3 juillet de la même année, est également basé à Lyon puis
s’installe à Paris en avril 1943. Ce cercle de réflexion est chargé de prévoir les conditions politiques de la Libération et de travailler à des projets concernant le futur régime politique, économique et social du pays. Cet organe édite une revue clandestine, Les Cahiers politiques, envoie à Londres des études sur les sujets les plus divers et prépare une refonte administrative pour la Libération.
Durant cette période, Jean Moulin travaille seul : il n’a pas d’agent de liaison, de dactylo (il envoie à Londres ses rapports manuscrits), de secrétaire (il prépare luimême ses rendez-vous, distribue en personne l'argent destiné aux officiers de liaison et aux mouvements, chiffre et déchiffre les télégrammes et les rapports reçus et envoyés à Londres). En août 1942, Jean Moulin qui doit impérativement se décharger de ces tâches accessoires mais indispensables, charge Daniel Cordier de mettre en place, toujours à Lyon, son secrétariat appelé Délégation Générale. Organe de commandement et d’exécution, ce groupe de travail autonome, composé de moins d’une dizaine de personnes, se structure peu à peu en plusieurs services : courrier, transmissions, papiers d’identité, trésorerie, etc.
Le travail de la Délégation s’effectue dans des conditions précaires et, souvent, sans respecter les règles, bien théoriques, de la sécurité.
À cette époque, les mouvements et les services connaissent un développement
accéléré qui exige des liaisons à la fois multiples et rapides. Vitales pour la Résistance, ces liaisons sont difficiles à maintenir, car la sécurité exige de ne jamais utiliser le téléphone, le télégramme ou la poste. La correspondance se fait par porteur. Daniel Cordier explique : "Lyon présentait cette particularité commode pour les résistants de ne pas avoir de concierges dans les immeubles, qui, en revanche, étaient pourvus de boîtes aux lettres."2
Les « courriers » (agents de liaison) effectuent de nombreux déplacements dans la ville, à pied, à vélo ou en tramway. L’organisation de rendez-vous ou de réunions est plus délicate : il faut les préparer longtemps à l'avance, à cause de la lenteur des communications. Il est nécessaire de prévoir un délai : les convocations parviennent aux destinataires qui renvoient leur réponse ; en cas de problème, un rendez-vous de "repêchage" s’impose. Sans le maintien permanent des liaisons entre résistants, la Résistance est paralysée. Chaque fois que des courriers sont arrêtés ou des secrétariats détruits, il faut plusieurs jours pour renouer les liens indispensables et fragiles.
Face aux difficultés et aux dangers de la clandestinité, Jean Moulin s’est organisé une double vie. Du lundi au vendredi, il séjourne à Lyon dans des chambres louées sous un faux nom, notamment place Raspail ou place des Capucins.
Chaque fin de semaine, après avoir dîné avec Daniel Cordier près de la gare de Perrache, il quitte la ville par un train du soir en direction du Sud, et passé Avignon redevient Jean Moulin avec sa vie officielle.
À mesure que la Résistance s’étoffe, les contacts se multiplient et forcent Jean Moulin à de longs3 et fréquents déplacements. La gare de Perrache est un lieu familier pour ce dernier, comme pour bon nombre de résistants lyonnais qui utilisent le train. Ce moyen de transport n’est pas dépourvu de risques, car les contrôles de la police française et de la Gestapo sont fréquents. Les absences de Jean Moulin à Lyon excèdent rarement une semaine, mais durant celles-ci, Daniel Cordier doit le tenir quotidiennement informé des affaires, ce qui n’est pas toujours facile.
Le soin qu’il a mis à cloisonner son organisation, la constante vigilance appliquée à ses démarches, le strict respect des règles de comportement, sa réserve qui le met à l’abri des indiscrétions lui permettent de se soustraire aux recherches de plus en plus actives entreprises par les services nazis. Jean Moulin a porté plusieurs pseudonymes : dans la semi-clandestinité, il se fait établir un passeport au nom de Joseph Mercier ; en vue de sa mission en France il porte le pseudonyme de Rex ; pour les résistants français, il est connu comme Régis, puis Max.
La clandestinité et les incessants déplacements de Jean Moulin à Lyon rendent difficile la reconstitution de son parcours dans la ville. Néanmoins, certains lieux se distinguent plus particulièrement, soit par les contacts que Jean Moulin a pu y nouer, soit par les activités – en rapport avec l’action de ce dernier – qu’ils y ont abritées.4
Né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg, petite ville de la vallée du Rhin, Klaus Barbie s'engage dans les S.S. le 26 septembre 1935.
En 1940, il est "spécialisé" dans l'arrestation des réfugiés politiques allemands installés aux Pays-Bas et les Juifs.
En 1942 il est envoyé à Dijon.
En février 1943, Klaus Barbie devient le chef de la Gestapo de la région lyonnaise (Lyon, le Jura et les Hautes-Alpes jusqu'à Grenoble). Il organise la chasse aux Juifs et aux résistants. Sous ses ordres, sont torturés et exécutés de nombreux résistants, dont Jean Moulin, capturé à Caluire, dans la banlieue lyonnaise, le 21 juin 1943. Surnommé « le boucher de Lyon », il donne l'ordre d'exécuter de nombreux otages et de déporter des milliers de Juifs à Drancy puis Auschwitz.
Parmi ses victimes, se trouvent les 86 personnes arrêtées le 9 février 1943 au siège de l'UGIF, situé 12, rue Sainte-Catherine à Lyon, mais aussi les 44 enfants d'Izieu raflés le 6 avril 1944 dans l'Ain, à 80 kilomètres de Lyon. Le 11 août de la même année, Barbie réussit à faire partir directement de Lyon à Auschwitz le dernier convoi de déportés avec 650 personnes dont 308 Juifs.
Lors de son procès, il sera entre autres accusé d'avoir fait fusiller 22 otages, dont des femmes et des enfants, en représailles d'un attentat sur deux policiers allemands en 1943, d'avoir torturé ou fait torturer au moins une vingtaine de personnes en 1943 et d'en avoir fait fusiller au moins une quarantaine la même année, d'avoir fait fusiller 70 Juifs à Bron et beaucoup d'autres parmi les 120 prisonniers de la prison Montluc exécutés à Saint-Genis-Laval en été 1944.
Durant le premier semestre de l'année 1944, Barbie dirige également le commando de la Sipo-SD qui accompagne les troupes de répression des maquis, notamment dans l'Ain et le Jura : il torture, tue également ou fait tuer de nombreux villageois. Il est également très actif du côté savoyard de la frontière genevoise, lieu de passage de nombreux fuyards. Il interroge et fait torturer à l'hôtel Pax d'Annemasse, en Haute-Savoie.
Après la Libération de la France, Barbie parvient, blessé, à gagner la ville de Baden-Baden en Allemagne. Le 9 novembre 1944, il est promu SS-Hauptsturmf¨hrer. En poste à Halle, puis à D¨sseldorf et à Essen, il termine la guerre à Wuppertal.
La France réclame son extradition dès 1948.
Protégé par les services secrets américains, il se réfugie en Argentine en 1951. On le retrouve en Bolivie en 1961 sous le nom de "Klaus Altmann". Conseillé de la dictature militaire pour la recherche et la torture des opposants et trafiquant d'armes, il dispose d'un passeport diplomatique bolivien. Il est protégé par le régime du général Banzer de 1971 à 1978 puis, après le coup d'État en 1980 par le nouveau régime du narco-trafiquant Luis Garcia Meza jusqu'en 1982. Grâce à la ténacité de Beate Klarsfeld qui a empêché que "l'affaire soit classée", il sera expulsé de Bolivie vers la France en février 1983 (pour avoir obtenu la nationalité bolivienne sous un faux nom). Son procès commence en mai 1987. Il sera jugé et condamné à la prison à perpétuité pour crimes contre l'humanité. Il meurt en prison le 25 septembre 1991.
Édouard Herriot
(1905-20/09/1940)
Georges Cohendy
(20/09/1940-20/06/1941)
Georges Villiers
(20/06/1941-14/01/1943)
Pierre-Louis-André Bertrand
(14/01/1943-18/05/1945)
Justin Godart
(03/11/1944-1945)
Édouard Herriot
(1945-1957)
Cultes à Lyon
Pierre-Marie Gerlier
*
Cardinal, archevêque de Lyon et primat des Gaules ( de 1937 à 1965 ) Nommé Juste parmi les Nations
Laurent Remillieux
Curé de la paroisse Notre-Dame-Saint-Alban dans le quartier du Transvaal ( de 1919 à 1949 ) (1882-1949) Alexandre Glasberg
*
Abbé, Vicaire de la paroisse Notre-Dame de Saint-Alban ( à partir de 1938 ) Nommé Juste parmi les Nations
Henri de Lubac
Jésuite Théologien catholique et prélat, participe à la création des Cahiers du Témoignage chrétien (1896–1991) Pierre Chaillet
*
Prêtre jésuite Résistant (13/05/1900-27/04/1972). Nommé Juste parmi les Nations
Joseph Chaine
Abbé, enseignant au Scolasticat de Fourvière
Victor Fontoynont
Père jésuite au Scolasticat de Fourvière ( de 1932 - 1942 ) (1880-1958) Roland de Pury
*
Pasteur ( 1938 ) Arrêté par la Gestapo en 1943. Nommé Juste parmi les Nations Pierrette Marquet
*
Sœur Perpétue Supérieure de la congrégation des sœurs de Saint-Charles. Nommé Juste parmi les Nations Élise Rivet
*
Mère Marie Élisabeth de l’Eucharistie Mère supérieure du Couvent Notre-Dame de la Compassion. Jean Parent
*
Vicaire de la paroisse Saint-Just, rue des Farges ( 1940 ) Pierre Girard
*
Prêtre, Directeur du séminaire universitaire Nommé Juste parmi les Nations
Louis Richard
Père enseignant à la faculté de théologie En 1944 il s'engage dans la 2e DB comme aumônier
M. Meiss
Président du Consistoire
Embourak André Chekroun
Rabbin
Laurent Rémilleux
Curé de Notre-Dame de Saint-Alban ( 1924 ) Accueil des réfugiés et aide sociale André de Robert
*
Pasteur Pierre Bockel
*
Prêtre Georges Villepelet
*
Prêtre, directeur adjoint du séminaire universitaire de Lyon Henri Clavier
*
Pasteur
Étienne Causse
Pasteur (1877-1963) Durant la guerre, il partage son ministère entre Lyon et Die, pour suppléer au pasteur Pierre Loux mobilisé.
5 Familles réfugiées à Lyon[Compléter]
1941 / 1951 Famille Stora - Rose née Azoulay le 1 novembre 1896 à Alger, française, quitte Paris pour Lyon en 1941. Elle trouve un emploi et travaille à l’URBAINE CAPITALISATION, où elle est courtière en assurances. Elle ne travaillait pas sous son nom mais pour Mme Brunie. Elle y restera jusqu'en 1951. Famille Baumann - Alice Caron* épouse Bontemps, accompagnait de nombreux enfants juifs à la gare, de la ces derniers étaient conduits dans des familles d’accueils. En tant qu’employée de l’OSE, Alice encourait de grands risques, pourtant elle remit sa propre carte d’identité à Denise Baumann. Grâce à Alice Caron*, Denise partit se réfugier à Lyon, substituant sa photo sur la carte d’identité, et put, survivre à la guerre. Famille Gluck-Feuerwerker - Antoinette Feuerwerker fut cachée à Lyon par Germaine Goblot, enseignante au Lycée des Pontonniers (aujourd'hui appelé Lycée International des Pontonniers à Strasbourg, spécialiste de l'Allemagne, et biographe de l'écrivain autrichien Karl Kraus (1874-1936). Germaine Goblot était la fille d'Edmond Goblot (1858-1935), le célèbre philosophe des sciences, et dreyfusard (Affaire Dreyfus). Elle risqua, pour elle, sa vie et celle de sa mère et de son fils, le professeur de philosophie François Goblot (1904-1974).
1943 / 1945 Famille Hartstein - Maurice Hartstein, né le 27/01/1935 à Paris 10e, arrêté en janvier 1943, est sauvé par Mme Raymonde, et envoyé à Lyon où il est placé au Pensionnat Saint-Louis aux bons soins du frère Vital Freycenet. Famille Labedz - Herman Labedz fut aidé par Antoine Blanchard. Celui-ci obtint d'abord l'autorisation pour lui et un autre collègue juif d'aller vivre temporairement dans le dortoir du séminaire de l'université catholique à Lyon. Par la suite il leur trouva une nouvelle cachette, le Chatelard, situé dans le village de Francheville-le-Haut dans le Rhône. Au final, Blanchard procura à Labedz de faux papier et celui-ci put reprendre son travail au début de février 1944. 108 Familles arrêtées (Lyon)[Compléter]
09/02/1943Famille Akierman - Berthe, née en 1921 à Paris est raflée dans les locaux de l’UGIF (Union Générale des Israélites de France), 15 rue Sainte-Catherine à Lyon, parce que Juive et déportée sans retour le 25 mars 1943 de Drancy vers Sobibor par le convoi n° 53. Déportation : 25/03/1943 convoi no 53
09/02/1943Famille Andermann - Bronia, née le 13 septembre 1906 à Buczacz (Pologne) était physicienne. Raflée dans les locaux de l’UGIF (Union Générale des Israélites de France), 15 rue Sainte-Catherine à Lyon, parce que Juive, elle est déportée sans retour le 23 mars 1943 de Drancy vers Sobibor par le convoi n° 52. Déportation : 23/03/1943 convoi no 52
07/01/1944Famille Appel - Roger Appel, né le 1er septembre 1920 à Paris, fait partie de la Sixième (EI) et participe au service des faux papiers. Arrêté le 7 janvier 1944 dans un bureau de poste alors qu'il a sur lui sa vraie et sa fausse carte d'identité, il est amené au siège de la Gestapo à l'école de Santé, où il est torturé, passé à la baignoire, mais ne donne aucune indication sur l'activité du groupe. A 23 ans, il est déporté sans retour le 3 février 1944 par le convoi 67 à Auschwitz et à Monowitz. Déportation : 03/02/1944 convoi no 67
1942Famille Arom - David, 45 ans, né le 01/12/1897 à Osiek (Pologne) et Liba, 44 ans, née Veisblum le 11/04/1898 à Lezajsk (Pologne) sont arrêtés parce que juifs. David et Liba meurent à Drancy. Leur fils, Fred, né en 1930 à Düsseldorf (Allemagne), est hébergé au Château de Beaulieu après l'arrestation de ses parents et sera sauvé.
09/1943Famille Ast - Alfred Ast et son épouse Rachel, née Rubin à Vielun (Pologne) le 12 février 1902, habitent à Saint-Memmie, 19, rue du Grand Mau, avec leurs deux enfants, Sulamite (Solange), née le 21 août 1925 à Belfort (Lorraine) et Marc, né le 30 mars 1934 à Reims. Rachel est modiste. En 1942, Rachel et ses deux enfants va rejoindre son mari à Lyon, où toute la famille est arrêtée en septembre 1943. De même son frère, son épouse et leurs enfants sont également arrêtés.
Alfred, Rachel, 42 ans, Solange, 18 ans et Marc Ast, 9 ans, ont été déportés de Drancy vers Auschwitz le mois suivant par le convoi n° 60 du 7 octobre 1943. Le père sera le seul survivant en 1945. Déportation : 07/10/1943 convoi no 60
19/06/1940 -La ville est occupée le 19 juin 1940. Le 25 juin, après la signature de l'armistice du 22 juin 1940, les troupes d’occupation allemandes se retirent derrière la ligne de démarcation. 20/11/1940 -Formation à Lyon du groupe de résistance France Liberté. 07/04/1941 -Manifestation des étudiants à Lyon, en signe de solidarité avec la Yougoslavie. 19/04/1941 -Création de quinze préfectures régionales par décret en zone non occupée à Lyon, Marseille, Montpellier, Clermont-Ferrand, Toulouse et Limoges ; en zone occupée, à Angers, Dijon, Orléans, Rennes, Rouen, Poitiers, Bordeaux ; en zone interdite, à Nancy, Laon, Châlons-sur-Marne) et à Lille, préfecture rattachée à l’administration militaire de Bruxelles. 25/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers effectuée par la police et la gendarmerie française dans la nuit du 25 au 26 août. 11/11/1942 -Les Allemands et les Italiens se partagent la zone dite "libre". 11/02/1943 -Rafle au siège Lyonnais de l'Union Générale des Israélites de France (UGIF) rue Sainte-Catherine par la Gestapo de Klaus Barbie, qui supervise personnellement la rafle. 86 personnes, presque tous juifs et munis de faux papiers, sont arrêtés et internés à la maison d'arrêt de la Wehrmacht à Chalon-sur-Saône, puis au Fort Lamothe et transférés le 12 février vers le camp de Drancy. 11/08/1944 -Départ de l'avant-dernier convoi non numéroté de déportation des Juifs de France, de Lyon vers Auschwitz : 1200 déportés, 157 survivants en 1945. 03/09/1944 -Libération de Lyon par la 1re DB et les FFI.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Lyon sur
Wikipedia 2 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 3 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 4 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
5 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
6 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. )
Notes
- 1 - Voir le témoignage de Guy Dufeu
- 2 - Daniel Cordier, Jean Moulin, l'inconnu du Panthéon, Paris, Jean-Claude Lattès, 1989-1993.
- 3 - Le voyage entre Lyon et Paris dure plus de six heures à cette époque.
- 4 - Dossier conçu par l’équipe pédagogique du CHRD. Conception et réalisation : Sandra Tardieu
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962) (1893-1962)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Henri Longchambon
(1944 - 1946) Préfet du Rhône puis commissaire de la République pour la région Rhône-Alpes (1896-1969)
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Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
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Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions