Fils de Johanny Folliet*, commerçant, Camille Folliet* est né le 28 mars 1908 à Annecy.
Ordonné prêtre en 1932, il est nommé vicaire à Ugine.
Mobilisé en 1939, il est profondément atteint par l'Armistice.
Nommé aumônier fédéral de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) en 1940, il s'oppose très vite à la législation anti-juive et s'engage dans la résistance.
En étroite collaboration avec le pasteur Chapal* et son épouse, Odette*, la communauté protestante et le presbytère protestant d'Annecy, il trouve des familles d'accueil grâce à la contribution de nombreuses paroisses frontalières et organise ainsi une filière de sauvetage vers la Suisse.
Grâce aux filières de l'abbé Camille Folliet* et de l'abbé Rosay*, curé de Douvaine, des femmes et des enfants Juifs seront cachés au couvent des Sœurs de la Croix de Chavanod avant leur passage en Suisse, tandis que les hommes sont cachés chez les Trappistes de l'abbaye de Tamié à Plancherine.
En 1942, les Schiffman, des Juifs qui avaient fuit Berlin avec leurs deux filles se rendirent à l'église demander de l'aide à l'abbé Folliet*.
Ce dernier, ne parvenant pas à leur faire passer la frontière, les conduisit chez son père, Johanny Folliet* qui les héberge en attendant qu'une autre cachette leur soit trouvée. Jenny Schiffman, la fille aînée aidait Johanny Folliet* aux travaux du ménage, tandis que ses parents et sa sœur cadette ne sortaient pas de leur cachette.
Ils seront sauvés.
Jeanne Brousse*, fonctionnaire à la préfecture d'Annecy, fournissait au père Folliet* les formulaire nécessaires à la fabrication des faux papiers pour les réfugiés Juifs.
Le 10 juin 1943, sur dénonciation, le père Folliet* est arrêté par les policiers italiens de l'OVRA (Organizzazione di Vigilanza e Repressione dell'Antifascismo - Œuvre de Vigilance et de Répression de l'Antifascisme) sur le quai de la gare d'Annecy, pour faits de résistance et aide aux Juifs. Il est le premier prêtre arrêté par les troupes d’occupation.
Il était recherché depuis le 30 mai et son bureau avait été perquisitionné.
Il est incarcéré au siège de la police italienne, à la Caserne de Galbert, avec Louis Volland, notaire à Annecy et président de la Chambre des notaires, qui s'était interposé vigoureusement au moment de son arrestation en gare d'Annecy.
Le 11 juin, l'OVRA perquisitionne en vain au domicile de Johanny Folliet*, 16 rue Sommeiller à Annecy.
Le préfet Henri Trémeaud adresse aux autorités italiennes une protestation officielle (il sera arrêté par la Gestapo en novembre 1943).
Louis Volland sera relâché le 29 juin, après 18 jours de détention alors que le père Folliet* sera traduit devant le tribunal avec d'autres résistants d'Annecy et condamné à 10 ans de prison.
Il s’évade le 18 août, veille de la libération de la ville, mais est contraint de prendre de se reposer dans le sud de la France avant de retrouver sa paroisse des Fins.
A peine rentré à Paris, il reprend contact avec la Résistance.
Après la Libération de Paris, il s'engage dans l'armée française et meurt au combat en avril 1945 à l'âge de 37 ans.
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Camille Folliet Jenny Schiffman
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 2 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 3 La famille Wildmann (Le parcours de la famille Wildmann en Allemagne, en Belgique et en France durant la Seconde Guerre mondiale. )
4 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
5 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
6 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. ) 7 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Alfred Hontebeyrie
(1941 - 1941) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1895-1969)
Charles Donati
(1941 - 1943) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (né en 1891)
Édouard Dauliac
(Mars 1941 - Avril 1943) Préfet de Haute-Savoie, condamné à mort par contumace à la Libération
Henri Trémeaud
(Avril 1943 - Nov. 1943) Préfet de Haute-Savoie, arrêté par la Gestapo en novembre 1943
Georges Bernard
(1944 - 1944) Georges Albert Maurice Bernard, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1890 - 1953)
Pierre Marion
(11/1943 - 1945) Préfet de Haute-Savoie
Jean Quenette (07/1943 - 30/12/1943) Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant (1903-1971).
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Édouard Louis Joseph Marie Bonnefoy, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945) Jacques Lespès, nommé en février 1944 sous-préfet de Bonneville (Haute-Savoie)
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Jean Bouhey
(Mars 1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1898-1963)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Jean Mairey
(1945 - 1946) Jean Marie Albert Mairey, Commissaire régional de la République par intérim de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1907-1982)
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