Après la première rafle à Paris, la police française escorte des Juifs étrangers du gymnase Japy vers les trains de déportation à la gare d’Austerlitz. Paris, France, 14 mai 1941.
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Le Gymnase Japy
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Plaque posée sur le Gymnase Japy, 1993
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Plaque posée sur le Gymnase Japy, 1965
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Lieu d’internement des Juifs avant leur déportation, lors des rafles du 11e et de Paris, en 1941 et 1942.
Arrêtés par milliers, à trois reprises, le 14 mai 1941, le 20 août 1941 et le 16 juillet 1942. Persuadés qu’ils se soumettaient, de leur plein gré, à une simple formalité d’enregistrement administratif, ces hommes et ces femmes ne se doutaient pas qu’ils seraient de là conduits à Drancy, Pithiviers ou Beaune-la-Rolande, puis vers les camps d’extermination, notamment celui d’Auschwitz.
Samuel Chymisz, dont la famille avait fui Varsovie pour Paris dès 1927, répond à une convocation du commissariat, reçue au début de mai 1941, lui enjoignant de se rendre salle Japy pour une "vérification d’identité', lui assure un inspecteur "que je connaissais, qui venait même nous voir à la maison".
Âgé de vingt et un ans, il obtempère avec son frère cadet de dix-neuf ans. "Nous étions parmi les plus jeunes. Le gymnase était plein à craquer. Il n’y avait pas un Allemand, seulement des gendarmes français. Tout était l’oeuvre de la gendarmerie et de la police françaises : tous les convois - j’appelle convois les autobus qui nous ont emmenés vers Pithiviers et Beaune-la-Rolande - étaient escortés uniquement par la gendarmerie française. Le service d’ordre était assuré par la police française. Quand les portes du gymnase Japy se sont refermées, on s’est sentis un peu pris au piège. Mais jamais nous ne nous serions doutés qu’on allait nous enfermer dans des camps. Jamais !"
Samuel Chymisz sera l'un des rares survivants du convoi n° 6 et seul survivant de sa famille.
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes internées dans ce camp, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'internement et la date de l'internement, si possible.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Centre d'études tsiganes (Bibliographie
)
2 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
3 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 4 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 5 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
6 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
7 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
8 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
7/04/1942 -François Molet, fusillé le 7 avril 1942 au Mont Valérien ( les Nazis) né le 14 mars 1905 à Beaurevoir aisneMont-Valérien France 12/04/1939 -Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers). 14/06/1940 -La Wehrmacht fait son entrée dans Paris. 27/09/1940 -Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 10/1940 -Le recensement effectué par les services de la préfecture de Police de la Seine (réparti aujourd'hui entre Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), dénombre 149 734 hommes, femmes et enfants juifs, dont 64 070 Juifs de nationalité étrangère. 19/10/1940 -Le Préfet de Police ordonne d’apposer la mention "juif" à l’encre rouge sur les cartes d’identité des Juifs résidant en zone occupée. 22/02/1941 -Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 14/05/1941 -Première grande rafle de Juifs à Paris: 3 710 personnes sont envoyées dans les camps du Loiret, à Pithiviers et à Beaune-la-Rolande. 20/08/1941 -Ouverture du camp de Drancy en région parisienne 29/11/1941 -Loi française instituant l’Union Générale des Israélites de France (UGIF). Elle regroupe obligatoirement toutes les associations culturelles et cultuelles. 12/12/1941 -Rafle dite des notables à Paris, 700 Juifs sont arrêtés. 29/05/1942 -Ordonnance allemande instituant le port de l’étoile jaune aux Juifs de plus de 6 ans, en zone occupée. 16/07/1942 -16 et 17 juillet 1942, la rafle du Vel’ d’Hiv’ à Paris et dans son agglomération, le "Jeudi noir" comme l’appelle les Juifs, l’opération "Vent printanier" selon le code allemand, visant les familles juives étrangères. 13.000 arrestations dont 4 000 enfants. 17/08/1942 -997 juifs, en majorité d’origine polonaise, sont déportés de Paris au camp d’extermination d’Auschwitz pour y être gazés. 21 enfants de moins de quatre ans figurent parmi les déportés. 20/08/1942 -Du 20 au 25 août, arrestations massives de Juifs étrangers à Paris. 4 232 hommes sont internés à Drancy par la police française, à la demande des Allemands. 14/07/1943 -Bombardements aériens alliés sur la Région Parisienne. 02/11/1945 -Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers).
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
Je cherche des documents concernant mon père Matus Pundik, médecin juif polonais né à Kremenets en 1905, venu en France en 1930 pour ses études. Il a combattu dans les Vosges en 1940, il a été interné au camp de La Lande à Monts de décembre 1940 à juillet 1942, déporté à Auschwitz avec le convoi 8(commando Golleschau) en janvier 1945, il est parti vers Sachsenhausen, commando Heinckel. Il a survécu à 2 marches de la mort et a exercé son métier de médecin en Gironde jusqu'à sa mort en 1969. Je continue mes recherches et garde espoir de trouver des informations le concernant, lui ou sa première épouse Sprinca Goldenberg, disparue en déportation en 1943 (convoi 36).
[répondre]
Bonjour,
je suis actuellement étudiante à Tours et mes recherches portent sur la population juive en Touraine pendant la guerre. J'ai travaillé sur le camp de la Lande et il y a quelques documents que j'ai photographié qui pourraient vous intéresser (cartes d'identités, fiches nominatives, lettres, documents administratifs).
Votre père assistait le médecin du camp de la Lande, par ailleurs il était président du comité d'entre aide créé dans le camp. Il a fait beaucoup de choses pour aider les personnes internées et était considéré comme le chef de la communauté, son dévouement était sans borne. Ce comité a financé différents services d'entraide sociale. Ainsi une école,une bibliothèque ainsi qu'une garderie ont pu être mis en place. Si vous souhaitait que je vous envoie des documents ainsi qu'une partie de mon travail sur le camp de la Lande vous pouvez me laisser votre mail. Cordialement, Laura Boussard, laura.boussard@live.fr[répondre]
Bonjour
Je ne connais que le parcours de votre père puisque je vous ai téléphoné pour le compléter.Son nom et son parcours paraissent dans le nouveau mémorial de l'amicale de Sachsenhausen que vous pouvez éventuellement contacter. D'autre part je vous conseille de prendre contact avec le BAVCC de Caen au ministère de la défense service des archives.Je vous souhaite bonne chance.
Irma Bousquet[répondre]
*** Gymnase Japy
Réalisatrice de documentaires, je prépare un film sur le Gymnase Japy. J'ai habité 5 ans dans la rue de Belfort qui lui fait face et aujourd'hui je vis encore à quelques rues de cet endroit chargé de mémoire. J'ai regardé de nombreuses fois les plaques qui sont apposées sur le mur du gymnase, et je souhaiterais aujourd'hui rassembler dans un film la mémoire liée à cet endroit.
A ce jour, le film n’a pas encore de diffuseur mais il me semble urgent de commencer à le réaliser le plus vite possible, pour que ce film existe avec la mémoire qui peut encore être recueillie.
Pour réaliser ce projet, j’aimerais pouvoir rencontrer et interviewer des personnes qui ont croisé dans leur vie le gymnase Japy, en particulier lors des rafles de mai et aout 1941 et juillet 1942.
Tout ce qui pourra être raconté autour de ce lieu a une place dans ce film. Bien entendu le récit des faits précis qui s’y sont déroulés mais aussi les souvenirs personnels liés à cet endroit, l’état d’esprit de ce moment là, les sentiments et pensées liés à ce qui se passait autour et à l'intérieur du gymnase.
Vous pouvez me contacter sans aucun engagement de votre part par le biais de ce site, par mail à mroucaut@hotmail.com ou par téléphone au 06 64 65 26 94
D'avance merci!
Magali Roucaut
[répondre]
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