Beer Feldman né en 1886 à Kichinev (Bessarabie) et Feiga lta Premysler née en 1889 à Ladviagine (Russie) fuient les pogroms et arrivent à Paris en 1912 avec leur fils Simon. Ils sont accueillis par Jacob Feldman, le frère de Beer qui vivait à Paris.
Beer travaille comme cloueur en fourrure et exerce différents métiers, tandis que Feiga fait des travaux de couture. Ils habitent dans le 13e arrondissement.
Ils auront sept enfants : Shia dit Simon né en 1911 à Kichinev, Abraham dit Albert, né en 1917, Raymond né en 1920, Jules, né en 1924 (décédé à l'âge de 10 ans), Félix né en 1925, Fernande, née en 1928 (décédée très jeune), Mathilde née 1931.
Beer et Feiga sont naturalisés Français en 1927
Dès les premières mesures anti-juives, les quatre frères décident de passer en zone sud.
En 1940, Albert, 23 ans, prisonnier de guerre, réussit à s'échapper et parviendra à rejoindre Limoges avec l'aide de passeurs. En 1941, Félix qui a 16 ans, est envoyé à Telgruc (Finistère), chez un agriculteur. Il y restera jusqu'en 1945.
Simon et Raymond, quant à eux, rejoignent leur frère Albert à Limoges et les trois frères trouvent un emploi dans un atelier de fourrure.
Le danger grandissant à Paris, Mathilde qui a 10 ans part rejoindre ses frères à Limoges, accompagnée par M. Kououmdjian, un ami d'Albert avec de faux papiers fournis par une ouvrière de l'atelier de fourrure de Limoges.
Beer et Feiga Fedman resteront à Paris et parviennent à se cacher.
Les trois frères, qui sont en situation irrégulière, choisissent de confier Mathilde à une famille d'accueil. Puis à une autre.
En 1943, Simon est arrêté et interné à Bordeaux. Il travaillera pour l'organisation TODT construisant des rampes de sous-marins de poche pour la Kriegsmarine.
Albert et Raymond veulent rejoindre le maquis, mais il faut d'abord trouver un abri sûr pour Mathilde.
La sœur de Mme Janailhac travaille dans le même atelier de fourrure qu'Albert et Raymond. C'est par son intermédiaire que Mathilde est accueillie à la fin de l'année 1943 chez Céline* et Henri Janailhac*, agriculteurs, et leurs deux enfants, André (6 ans) et Raymond (4 ans). Ils habitent à Couzeix, petite ville située à quelques kilomètres de Limoges.
Mathilde arrive en pleine nuit et est immédiatement adoptée par la famille. Elle est présentée comme une cousine de Paris, mais Henri* et Céline* prennent soin d'organiser une cache en cas de danger.
Les Janailhac* vont la considérer comme leur fille et s'attacher à la petite fille. Comme Mathilde ne peut pas aller à l'école, elle participe aux travaux de la ferme, aide aux champs et conduit les vaches au près.
En septembre 1944, Mathilde, peut rejoindre sa famille. Elle est confiée à une voyageuse et regagne Paris.
La famille Janailhac* a beaucoup de peine de la voir partir, mais Mathilde, qui a à présent 13 ans, promet de revenir. Elle y retournera souvent et restera en contact étroit avec Henri* et Céline Janailhac* et leurs enfants.
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Céline Janailhac Mathilde Feldman(Fille de Beer et Feiga)
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Pierre-Joseph-Faustin Combes
(16/07/1939 - 17/07/1939) Préfet de Haute-Vienne
Pierre-Amédée-Guillaume Ducombeau
(17/07/1939 - 17/09/1940) Préfet de Haute-Vienne
François Bard
(17/09/1940 - 14/05/1941) Préfet de Haute-Vienne (01/12/1889 à Saint-Étienne (Loire)-01/04/1944 à Berne (Suisse)). Remis à la disposition du secrétaire d’État à la Marine (1er juin 1942). Ambassadeur de France à Berne (Suisse). Mort des suites d'un accident en fonction. La commission d’épuration du ministère de l’Intérieur propose sa révocation avec pension le 14 mars 1945. (Source : SFHP, Société française d'histoire de la police, Notice biographique François Bard.)
Perier de Féréal
(16/06/1941 - 09/1944) Préfet de Haute-Vienne
Pierre Berger
(18/06/1941 - 28/04/1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean-Albert Popinaud
(06/12/1941 - 08/01/1943) Préfet délégué de Haute-Vienne
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Laporte
(1942 - 1944) Préfet délégué à Limoges, résistant, né en 1909
René Rivière
(16/01/1943 - 11/09/1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Louis François Marie Tuaillon
(11/02/1943 - 10/03/1943) Préfet délégué de Haute-Vienne
André Jean-Faure
(13/04/1943 - 15/06/1943) André Jacques Marie Jean-Faure, Préfet régional délégué
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Chérif Mécheri
(06/02/1944 - 1944) Préfet délégué de Haute-Vienne
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Jean Chaintron
(18/09/1944 - 14/01/1947) Préfet de Haute-Vienne
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
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