Le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
L'Allemagne nazie envahit la France le 10 mai 1940.
C’est l’exode vers le sud.
La débâcle
Le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Élysées.
Le 15 juin, l'armée allemande s'est emparée de Sens, Joigny et Auxerre.
9 corps d'armée en déroute franchissent la Loire.1
La Troisième Armée française, qui aurait dû tenir l’Yonne, l’Aube, la Côte d’Or, est bousculée de part et d’autre du Morvan. Trois Corps d’Armée sont dirigés vers les ponts sur la Loire, entre Cosne et Decize. L’état-major du VIIe C.A. et des unités disparates franchissent la Loire le 16 juin à Cosne, Saint-Thibault et Pouilly (27e et 28e Divisions d’Infanterie) et à La Charité dans l’après-midi du 17 juin. Le lendemain, ils sont à Saint-Florent-sur-Cher, puis ils se dirigent
vers l’Indre, la Creuse et la Corrèze.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice.
La ligne de démarcation
Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
Saint-Florent-sur-Cher est situé dans la zone occupée.
Le viaduc de Saint-Florent
Le viaduc de Saint-Florent de plus de 500 mètres de long comporte quinze arches de plein cintre, de 30 mètres d’ouverture et vingt cinq mètres de hauteurs et passe au-dessus des deux bras de la rivière et de l’île qui les sépare.
Il est édifié en 1893 pour permettre le franchissement de la vallée du Cher par la ligne de chemin de fer Bourges-Issoudun, appelée « ligne stratégique » parce qu’elle reliait les établissements militaires Berruyers à ceux de l’Ouest de la France.
En 1907, une autre ligne est construite pour descendre, après avoir franchi la vallée par le viaduc, le long de la rive gauche du Cher jusqu’à Nancais via Lunery, Chateauneuf.
En 1940 le viaduc est bombardé par l’aviation italienne mais il n'est pas touché. En revanche, les maisons voisines et leurs habitants subissent des dommages.
1 Familles réfugiées à Saint-Florent-sur-Cher[Compléter]
10/1943 / 08/1944 Famille Mendelsweig - Après l'arrestation et la déportation du mari de Léa, de son fils et de sa belle-fille, elle est accueillie et protégée par Hélène Zemmour* avec ses petits-enfants, Georges, né en 1931, et Jeanine, née en 1937. Lorsqu'une inspection de police ou de gendarmerie menace Léa, c'est Louis Martin, l'ancien maire communiste de Saint-Florent-sur-Cher qui tient un café-épicerie à Massoeuvre qui l'emmène dans les bois en attendant que le danger soit passé. Léa et ses petits-enfants seront saufs. 1 Famille arrêtée (Saint-Florent-sur-Cher)[Compléter] Famille Darnault - Henri (1912-1980), commerçant à Saint-Florent-sur-Cher est arrêté sur la ligne de démarcation pour avoir passé du courrier dans un bidon d'huile trafiqué. Il est incarcéré 3 mois à la Prison du Bordiot. JO : Témoignage de Christophe Darnault
30/06/1940 -Les troupes allemandes évacuent le département de l'Indre. 02/11/1940 -Le gouvernement de Vichy révoque 3 préfets et les place en disponibilités. M. Jouany, préfet d'Ille-et-Vilaine, M. Moulin, préfet d'Eure-et-Loir, et M. Morel, préfet dans les Hautes-Alpes.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
- 1 - Service Historique de l’Armée de Terre, Historique Succinct des Grandes Unités pendant la Guerre 1939-1945, Paris, Imprimerie Nationale, 1967, tomes I et II.
M. Glapeyrie
(jusqu'en - 11/1940) Sous-préfet de Saint-Amand-Montrond jusqu'en novembre 1940. Jugé peu sûr par le gouvernement de Vichy il est remplacé par René Dutilleul-Francoeur
René Dutilleul-Francœur
(11/1940 ) Sous-préfet de Saint-Amand (Cher non occupé, dépendant de la préfecture régionale de Limoges
Pierre Berger
(1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jacques Bussière
(25/11/1942 - 1944) Jacques Félix Bussière, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre). Arrêté, interné au camp de Compiègne puis déporté en Allemagne, il mourra en déportation (1895-1945)
Jacques Moranne
(25/06/1940 - 1942) Jacques Alexandre Moranne, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre) (1901-1982)
Paul Lecène
(10/1943 - 05/1944) Sous-préfet de Saint-Amand-Montrond. Résistant, membre du réseau Combat, il participe au noyautage de l’administration locale dans la perspective de la Libération. Arrêté, il est déporté à Dachau
René Rivière
(1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
François Villatte
(05/1944 - 1945) Secrétaire principal de la sous-préfecture, prend la succession de Paul Lecène au poste de sous-préfet de Saint-Amand-Montrond jusqu'à l’arrivée du sous-préfet Lecussan
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Angelo Chiappe
(06/02/1944 - 08/1944) Ange Marie Pascal Eugène Chiappe, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre). Arrêté à la Libération, il est fusillé le 23 janvier 1945. (1889-1945)
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
André Mars
(1944 - 1946) Commissaire régional de la République d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre) (1896-1957)
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