Le Matin, 1er novembre 1940
source photo : Inconnu
crédit photo : D.R.
Hôtel de Ville
source photo : Ville de Paris
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Rafle à Paris
source photo : DMPA
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Rafle à Paris, scène devant un centre de tri de la rafle des 16 et 17 juillet 1942.
source photo : Ministère de la Défense, DMPA. Coll. Klarsfeld
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Femmes juives portant l'étoile jaune obligatoire. Paris, France, 8 juin 1942.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
“Aryanisation” en France : ce magasin appartenant à des Juifs a été donné à un “administrateur provisoire” non-juif. Paris, avril 1942.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Rafle de Juifs. Paris, France, vers 1942.
source photo : YIVO Institute for Jewish Research, New York
crédit photo : D.R.
Des délégués Quakers de l’American Friends Service Committee (le Secours Quaker américain) qui mit en œuvre une opération de secours et de sauvetage à Toulouse. France, janvier 1941.
source photo : Roger - Viollet
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Juifs portant l’étoile jaune obligatoire dans le quartier juif de Paris. France, après juin 1942.
source photo : Bibliotheque Historique de la Ville de Paris
crédit photo : D.R.
Reddition d’officiers allemands à Paris. France, août 1944.
source photo : The Paris Pages, "Paris Libere!" -- www.paris.org
crédit photo : Norman H. Barth
Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939. 520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne. L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg, pourtant neutre, et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le gouvernement désemparé se replie à Bordeaux dès le 11 juin. La France est envahie. C’est l’exode vers le sud. Le président du Conseil : Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement et obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie.
Le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Élysées.
Le président du Conseil, Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands. La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gironde, Dordogne, Charente, Vienne, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Cher, Allier, Saône-et-Loire, Jura, Ain.
La France sera entièrement occupée à partir du 11 novembre 1942.
Les proscrits du régime Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront. Les Tsiganes sont internés dans les camps français. Les Francs-maçons et les Communistes, considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés, arrêtés et internés. A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.
Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.
Le 14 mai 1941 les Juifs étrangers sont convoqués individuellement, pour un " examen de situation ", dans cinq centres : Caserne de Napoléon, Caserne des Minimes, Rue Édouard-Pailleron, Rue de la Grange-aux-Belles, gymnase Japy. La lettre de convocation précise que chacun doit se présenter en personne, accompagné d'un membre de sa famille."La personne qui ne se présenterait pas aux jours et heures fixés, s'exposerait aux sanctions les plus sévères". Ceux qui se présentent ne sont pas libérés. L'accompagnateur est chargé de rapporter une valise et un minimum d'effets personnels. 3 710 hommes sont ainsi arrêtés et internés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, anciens camps de prisonniers de guerre. Parmi eux se trouvent 3 430 Juifs polonais, 123 Juifs apatrides et 157 Juifs tchèques.
Le 20 août 1941 la police parisienne cerne le XIe arrondissement et arrête 2 894 Juifs. Pendant les trois jours suivants, des rafles sont effectuées dans les autres quartiers de Paris et le bilan s'élève à 4 232 Juifs arrêtés, dont environ 1 500 français. Ils sont tous internés au Camp de Drancy, ouvert le 20 août 1941. Ils sont rejoints par 52 membres du barreau de Paris, arrêtés à leur domicile.
Lucie Aubrac raconte l’épisode d’une rencontre entre une mère juive et une inconnue non-Juive durant la rafle du Vélodrome d'Hiver (16-17 juillet 1942) : «J’allai place des Vosges – se souvient elle – où je savais trouver gîte et couvert chez une amie d’enfance, institutrice. Madame Collin m’ouvrit et me reçut dans la cuisine. Une gamine d’une huitaine d’années, les coudes sur la table, la tête entre les mains, psalmodiait la table de multiplication par sept. “C’est Germaine, me dit mon amie, c’est la fille d’une cousine de province, dont le mari est prisonnier. Elle vit avec nous depuis juillet et est dans l’école de ma fille depuis la rentrée.” Plus tard, quand nous fûmes seules, mon amie me raconta comment l’enfant était arrivée chez elle : “En juillet dernier, rue du Pas-de-la-Mule, j’ai assisté au départ de trois autobus […] remplis de familles juives que des agents avaient tirées de leurs logements. Incroyable ! […] Je connaissais de vue presque tout le monde... Une femme me fit signe d’approcher : ‘Emmenez ma petite fille, Madame, avec vous elle n’aura pas peur de me quitter. Je ne veux pas qu’elle connaisse ce que je pressens...’ L’enfant me prit la main et me suivit à la maison. Je l’ai fait parce que ça allait de soi”.»
Jeanne Rayski, rentrée avec Benoit, quatre ans, à son domicile, 342, rue des Pyrénées, à vingt heures – l’heure du couvre-feu pour les Juifs – un immeuble habité par une cinquantaine de familles juives immigrées, trouve tous les voisins réunis dans la cour de l’immeuble en train de discuter avec la concierge, dont le mari est gardien de la paix. Sans perdre de temps, Jeanne monte à la maison, empile dans son sac quelques affaires et une baguette. Au moment de sortir, en passant devant une glace, elle voit l’étoile jaune sur sa veste. Elle l’arrache, mais le tissu en garde la trace. Alors, elle prend l’enfant sur son bras gauche croyant ainsi la cacher. Jeanne et Benoit passent la nuit dans un petit hôtel de la rue de l’Aqueduc, dans le Xe arrondissement. Très tôt, l’hôtelier vient les réveiller : « Madame, vous devez partir, c’est trop dangereux pour moi de vous garder. » Une fois en bas, dans le café, Jeanne voit ce qui se passe dehors. Des groupes d’hommes, de femmes, certaines avec des enfants dans leurs bras, tous entourés de policiers. Elle se met à pleurer. « Tu ne vas pas la mettre dehors avec le môme », lance un client au patron. D’autres clients interviennent également : « Bon, remontez, lui dit enfin le patron. Je viendrai vous dire quand tout se calmera. » Jeanne quitte l’hôtel vers midi. Le patron n’a pas voulu être payé : « Gardez votre argent. C’est honteux de voir ça. Et faites bien attention », lui dit-il.
Lorsque les Allemands envahirent la France en mai 1940, environ 175 000 Juifs habitaient à Paris ou y avaient trouvé refuge. Nombre d'entre eux, à l'origine, avaient fui la ville pour n'y retourner qu'après la signature de l'Armistice, en juin, lorsque Paris devint le siège de l'administration militaire allemande. La majorité des Juifs parisiens vivaient dans les 4ème, 11ème, 18ème et 20ème arrondissements. Fin septembre 1940, un recensement allemand enregistrait 150 000 Juifs à Paris, y compris 64 000 Juifs étrangers.
La persécution des Juifs de Paris débuta en octobre 1940, avec la promulgation du premier Statut des Juifs et le début de la politique d'aryanisation économique. Théodore Dannecker, « expert en questions juives » et représentant d'Eichmann à Paris, ordonna plusieurs mesures antijuives, dont la centralisation des organisation juives. Au cours des années 1940-1941, les Allemands arrêtèrent 10 000 Juifs à Paris en trois rafles successives ; près du même nombre avaient fui la ville en direction du sud, vers la zone libre. En 1942, les Allemands entamèrent la déportation systématique des Juifs étrangers et apatrides vers les camps d'extermination, via les camps de transit de Drancy, Beaune-la-Rolande et Pithiviers.
En mai 1942, on ordonna aux Juifs de Paris de porter l'étoile jaune pour mieux les identifier. Les 16 et 17 juillet, la police française concentra 13 000 Juifs au Vélodrome d'Hiver, un stade dans le XVe arrondissement de la ville, où ils furent détenus pendant des jours, privés de nourriture et de boisson. Ils en furent déportés, via Drancy, vers Auschwitz-Birkenau. Alors que des milliers de Juifs se cachaient, presque 30 000 étaient déportés de Paris au cours de l'année 1942. À la mi-1943, il restait 60 000 Juifs à Paris. Les Allemands commencèrent par déporter les pensionnaires d'orphelinats, de crèches et d'hôpitaux.
À Paris, des milliers de Juifs entrèrent dans la clandestinité ou se réfugièrent dans des lieux retirés des provinces françaises. Plusieurs autres milliers avaient fui vers l'Espagne, le Portugal ou la Suisse, pays neutres. Au moins 3 000 Juifs turcs, hongrois et italiens furent rapatriés. Beaucoup rejoignirent la Résistance. Les Juifs de Paris furent assistés par plusieurs organisations juives clandestines ou semi-clandestines, comme la « Solidarité » communiste, le Comité Amelot, l'OSE (Oeuvre de Secours aux Enfants) et plusieurs groupes sionistes clandestins.
Lorsque les Forces alliées libérèrent Paris le 25 août 1944, au moins 50 000 juifs parisiens, pour la plupart nés à l'étranger avaient été déportés et exterminés.
Alfred Baudrillart
Cardinal ( de 1907 à 1942 ) Recteur de l’Institut catholique de Paris depuis 1907. Cardinal depuis 1935 jusqu'à son décès le 19/05/1942
Jean Verdier
cardinal, archevêque de Paris ( 1929-1940 ) Emmanuel SuhardCardinal archevêque de Paris ( de 1940 à 1949 )
Roger Beaussart
Évêque auxiliaire de Paris ( 1935-1945 ) Épuré à la Libération, il est démissionné en 1945
André Latreille
Directeur des Cultes ( 11/1944 ) Historien catholique, membre du Comité de libération de la Vienne, nommé directeur des Cultes au ministère de l'Intérieur
E. Lancrenon
Curé de Saint-Germain-des-Prés Le Chanoine, médecin, résistant, héberge des clandestins et les aide à passer en zone libre. Il est arrêté en 1941 pour hostilité à la nation allemande, puis relâché.
Jean-Paul Benoit
Pasteur à Paris-Belleville ( de 1937 à 1946 )
André-Numa Bertrand
Pasteur à l'Oratoire du Louvre ( de 1926 à 1946 ) Pasteur de l'ERF depuis 1938, vice président de la FPF en zone occupée depuis mai 1940. Il prend position contre le port de l'étoile jaune et contre la rafle du Vel' d'Hiv'.
Madeleine Blocher née Saillens
Pasteur baptiste à l'église du Tabernacle ( de 11/1929 à 1952 ) (27/04/1881-19/04/1971)
Franz Stock
Aumônier des prisons parisiennes de la Gestapo ( 1940-1945 ) Ancien recteur de la paroisse allemande de Paris, il est dès 1940 aumônier des prisons de la Santé, Fresnes et le Cherche-Midi (1904-1948) Émile-Joseph-Marie Planckaert
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Aumônier militaire Nommé Juste parmi les Nations Henri Roser
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Pasteur Nommé Juste parmi les Nations George Grente
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Archevêque ( 1943 - 1953 ) devient Cardinal en 1953 André Funé
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Pasteur Théomir Devaux
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Prêtre, aumônier
5 Familles réfugiées à Paris[Compléter]
09/1940 / 04/1941 Famille Bikales - Norbert, né le 07/01/1929 à Berlin (Allemagne) (USHMM)
1942 Famille Kirchheimer - Gunther Kirchheimer né le 03/06/1932 à Berwangen (Allemagne).
04/1943 / 1944 Famille Leibovici - Joseph, son épouse Gola et leur fille Claire sont protégés par Vincent* et Ursule Dallian*. (CFYV, dossier Dalian, n° 6668.)
04/1943 / 1944 Famille Pizon - Les 4 garçons Pizon âgés de 8 à 17 ans sont protégés par Vincent* et Ursule Dallian*. Leurs parents arrêtés en septembre 1942 seront déportés sans retour. (CFYV, dossier Dalian, n° 6668.)
16/07/1942 / 08/1944 Famille Rycine - M. et Mme Rycine et leurs enfants Pierrette (8 ans en 1942) et Claude (5 ans en 1942), ont été protégés par Jean* et Colette Besset* du 16 juillet 1942 jusqu'à la libération de Paris en août 1944.
Familles arrêtées (Paris)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
01/02/1942 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attaque contre des véhicules de l'armée allemande, place de la Concorde. Des explosifs sont placés sous les camions qui seront pulvérisés. 10/09/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat, à la station de métro Porte Dauphine, contre l’officier de marine Denecke, lequel est grièvement blessé. 7/04/1942 -François Molet, fusillé le 7 avril 1942 au Mont Valérien ( les Nazis) né le 14 mars 1905 à Beaurevoir aisneMont-Valérien France 19/05/1940 -Une messe est célébrée à Notre-Dame de Paris en présence du gouvernement au complet avec Mgr Roger Beaussart, évêque auxiliaire de Paris et le cardinal Baudrillart et Mgr Gawlina, vicaire aux armées polonaises. 14/06/1940 -La Wehrmacht fait son entrée dans Paris. 14/06/1940 -Les troupes allemandes entrent à Paris "ville ouverte" 10/1940 -Le recensement effectué par les services de la préfecture de Police de la Seine (réparti aujourd'hui entre Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), dénombre 149 734 hommes, femmes et enfants juifs, dont 64 070 Juifs de nationalité étrangère. 19/10/1940 -Le Préfet de Police ordonne d’apposer la mention "juif" à l’encre rouge sur les cartes d’identité des Juifs résidant en zone occupée. 11/11/1940 -Interdiction des célébrations du 11 novembre pour l'anniversaire de l'armistice de 1918. Plusieurs centaines d'étudiants manifestent sur les Champs-Élysées. 10/02/1941 -A Paris, la Gestapo arrête plusieurs responsables du groupe du Musée de l’Homme. 14/05/1941 -Première grande rafle de Juifs à Paris: 3 710 personnes sont envoyées dans les camps du Loiret, à Pithiviers et à Beaune-la-Rolande. 15/05/1941 -Premières rafles de Juifs étrangers, organisées par la préfecture de Police : 3 747 personnes sont parqués dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, sous administration française. 20/08/1941 -Ouverture du camp de Drancy en région parisienne 20/08/1941 -Rafle du 20 août 1941 : plus de 4 000 Juifs Français et étrangers, de 18 à 50 ans, sont raflés par la police française et dirigées vers le camp de Drancy. 21/08/1941 -attentat de Pierre Georges, Fabien contre l’aspirant Moser au métro Barbès. 28/08/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attaque de camions allemands au moyen de cocktails Molotov, rue de la Plaine (XXe). 06/09/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat contre un militaire allemand rue La Fontaine (XVIe). 15/09/1941 -Des soldats allemands sont attaqués sur les Champs-Élysées, à Paris. 19/09/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : opération organisée par Conrado Miret-Must (alias “ Lucien ”) contre le garage SOGA (HPK503), 21 boulevard Pershing (XVIIe), où sont réparés les voitures de l’état-major allemand et de nombreux véhicules de la Wehrmacht. Tous les groupes armés de Paris, répartis en quatre ou cinq groupes. Les dégâts sont très importants, même s’ils ne réussiront pas à incendier l’atelier de menuiserie. 10/10/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : destruction de câbles du poste de la Wehrmacht n° 906-A, rue de Varize (XVIe). 13/10/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : incendie du garage Normandie rue de Rémusat (XVIe). 20/10/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : déraillement du train Paris-Nantes. Le même jour, Spartaco Guisco et Gilbert Brustlein abattent le Feldkommandant Hotz. 21/11/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat contre la librairie allemande Rive Gauche du boulevard Saint-Michel (à l’angle de la place de la Sorbonne). La librairie sera dévastée : vitres brisées, matériel et stocks de livres de propagande détruits. 22/11/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat contre un hôtel de la Wehrmacht (Hôtel Océan) situé 100 avenue du Maine (XIVe) avec des grenades récupérées dans les stocks de l’armée. 26/11/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat à la bombe contre la librairie militaire allemande située à l’angle de la rue de Rivoli et de la rue Cambon (Ier). 29/11/1941 -Loi française instituant l’Union Générale des Israélites de France (UGIF). Elle regroupe obligatoirement toutes les associations culturelles et cultuelles. 02/12/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat à la bombe contre le local du RNP (Rassemblement national populaire) boulevard Blanqui (XIIIe). Cinq cartouches de dynamite font littéralement sauter ce repaire de la collaboration. 05/12/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat rue de Seine (VIe) contre le major Friese, de la Luftwaffe. 06/12/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat boulevard Pereire (XVIIe) contre le lieutenant Rahl, lequel est grièvement blessé. 12/12/1941 -743 Juifs presque tous Français sont arrêtés à Paris. Emmenés à Drancy, ils sont ensuite transférés à Compiègne. 12/12/1941 -Rafle dite des notables à Paris, 700 Juifs sont arrêtés. 14/12/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : opération contre l’Hôtel Impérator, 71 rue Beaubourg, qui servait de cantine à l’unité L 37294. 15/12/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat à la bombe contre un poste de la Feldgendarmerie situé à l’Hôtel Universel, rue de la Victoire (IXe). 17/12/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : incendie d’un camion de la Wehrmacht rue Mayran (IXe). 18/12/1941 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : incendie de plusieurs camions de la Wehrmacht, rue Lamartine, à l’angle de la rue Buffault (IXe). Plusieurs camions sont détruits. Des soldats allemands tirent. Coquillet et Touati parviennent à s’échapper, mais Bertone se fait arrêter. 03/01/1942 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attaque au pistolet et à la grenade contre une permanence du RNP de Marcel Déat située 11 bis rue de la Procession (XVe). Bilan : les locaux sont détruits et un membre du RNP est blessé. 10/01/1942 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat contre les locaux du Rassemblement national populaire (RNP) de la rue du Faubourg-Saint-Martin (Xe). 20/01/1942 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : 15 boulevard de Vaugirard (métro Bienvenüe), attentat contre un soldat allemand de la poste militaire nommé Pepling, lequel est sérieusement blessé. 28/01/1942 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attaque contre la cantine de la Wehrmacht à l’angle de la rue du Châteaudun et de la rue Montmartre (Xe). Dans ce restaurant réquisitionné par les troupes de campagne des unités n° 913-921-930-933 se trouvaient alors dix soldats nazis : plusieurs sont tués, d’autres blessés. 05/02/1942 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat contre une “ maison close ” de l’armée allemande, 106 avenue de Suffren (XVe), sous la direction de Pierre Georges (futur colonel Fabien). Les dégâts sont considérables. 11/02/1942 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : les 11 et 12/02/1942, attentat à l’explosif gare de l’Est, contre des trains de permissionnaires en partance pour l’Allemagne : nombreux tués et blessés et panique parmi les nazis. 21/02/1942 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : tentative d’attentat manqué contre le Lido, avenue des Champs-Elysées. 22/02/1942 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : destruction à la dynamite de plusieurs camions de la Wehrmacht avenue Rachel (XVIIIe), près du cinéma Gaumont. 01/03/1942 -Attentat contre l'occupant de l'Organisation Spéciale (OS) : attentat contre le poste de garde n° 328 d’un bataillon de la Wehrmacht situé au 41 rue de Tanger (XIXe). 29/05/1942 -Ordonnance allemande instituant le port de l’étoile jaune aux Juifs de plus de 6 ans, en zone occupée. 16/07/1942 -16 et 17 juillet 1942, la rafle du Vel’ d’Hiv’ à Paris et dans son agglomération, le "Jeudi noir" comme l’appelle les Juifs, l’opération "Vent printanier" selon le code allemand, visant les familles juives étrangères. 13.000 arrestations dont 4 000 enfants. 17/08/1942 -997 juifs, en majorité d’origine polonaise, sont déportés de Paris au camp d’extermination d’Auschwitz pour y être gazés. 21 enfants de moins de quatre ans figurent parmi les déportés. 20/08/1942 -Du 20 au 25 août, arrestations massives de Juifs étrangers à Paris. 4 232 hommes sont internés à Drancy par la police française, à la demande des Allemands. 10/02/1943 -Deuxième grande rafle de familles juives étrangères à Paris 14/07/1943 -Bombardements aériens alliés sur la Région Parisienne. 16/07/1943 -16 et 17 juillet : "Rafle du Vél d'Hiv": 12 884 personnes arrêtées.
22/03/1944 -Suicide de Pierre Brossolette, un des dirigeants de la Résistance française, pour échapper à la Gestapo. 21/04/1944 -Bombardements aériens alliés de Paris. 25/08/1944 -Libération de Paris. Du 19 au 25 août des combats éclatent dans Paris. Le général de Gaulle envoie la 2e division blindée du général Leclerc appuyer l'insurrection parisienne pour la libération de Paris. 26/08/1944 -De Gaulle à Paris. Le général de Gaulle défile sur les Champs-Élysées.
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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
1 Paris sur
Wikipedia 2 Paris sous l'occupation allemande (film de propagande) (Cette succession d'images hétéroclites filmées par les services cinématographiques de l'armée allemande illustre les débuts de l'occupation allemande en France… )
3 Combats dans le centre de Paris (Les combats s'organisent autour de la préfecture de police puis gagnent l'Hotel de ville. )
4 Nouveau bombardement de la région parisienne (film de propagande) (Après le bombardement de la région parisienne par l'aviation britannique le 29 avril, les civils récupérent leurs biens parmi les ruines. Les salles d'une maternité ont été détruites. Les funérailles des victimes sont célébrées sous la présidence du Cardinal Suhard… )
5 Les juifs du lycée Condorcet dans la tourmente (Albertini P., Les juifs du lycée Condorcet dans la tourmente, Vingtième siècle 2006/4, N° 92, p. 81-100.
Sous la Troisième République, une partie de la bourgeoisie juive parisienne avait trouvé au lycée Condorcet un havre de paix, permettant de concilier goût pour les choses de l’esprit et désir d’intégration sociale. L’occupation allemande et le régime de Vichy devaient amener des jours moins heureux. Les professeurs furent sans ménagement révoqués ; et les élèves, tout en conservant le droit de poursuivre leurs études, durent surtout songer à se préserver des persécutions antisémites qui les conduisaient à une mort certaine. )
6 Témoignage d'Étienne Raczymow (Paroles et mémoires des quartiers populaires : Étienne, fils d'immigrés juifs, une enfance dans le Belleville d'avant guerre, la déclaration de guerre puis la résistance. )
7 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
8 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 9 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 10 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
11 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
12 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
13 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
Je recherche des informations sur Henri-Léon Casenave décédé à Bergen-Belsen le 11-04-1945
( JO). Celui-ci a sauvé des familles juives en les faisant passer en Espagne par les Pyrénées. Malheureusement il a été arrêté dans la montagne lors d'une tempête de neige. Interné à Perpignan, tranféré à la Gestapo rue des Saussaies à Paris, il passa au camp de Compiègne , déporté à Buchenwald le 27 juillet 1943 matricule 14063, passa ensuite à Karlshagen, Dora et encore Buchenwald , aurait été tué par un SS sur la route de Kassel lors de l'arrivée des américains.
Je recherche toute information ou témoignage de familles ayant connu ce déporté qui est mort à l'âge de 24 ans. Henri Léon habitait à Paris rue de Turenne, son père était musicien à la garde républicaine. La femme d'Henri était juive quartier des rosiers et aurait elle aussi été déportée . Merci pour les informations que vous pourrez m'apporter. domergue44@gmail.com
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Bonjour.
Je n'ai pas nécessairement d'information sur ce Monsieur mais habitant dans le Sud-Ouest et m'intéressant au sujet des passeurs, je me demande si cette personne n'aurait pas eu des parents en proximité des Pyrénnées ?
En quel cas, si vous en aviez quelques détails, je pourrais tenter de retrouver cette parenté (son patronyme étant assez fréquent là où j'habite...
Au plaisir d'avoir des nouvelles de vous.[répondre]
Je fais des recherches biographiques sur Rudolf Stallmann alias Lemoine qui, à Paris dans les années 1930, aidait les juifs d'Allemagne à passer aux USA, en leur fournissant des faux passeports. Il était en contact avec "l'Association mondiale juive (sic)" (?) peut-être confondue avec l'American Jewish Joint Distribution Committe (?) Il était aidé par un dénommé Drach. Je suis à la recherche d'archives ; y en aurait-il au Joint ou ailleurs ?
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