Luis Martins de Souza Dantas*, né à Rio de Janeiro en 1876, est le petit-fils du sénateur Manuel Pinto de Souza Dantas* (1831-1894), diplomate brésilien.
Il est nommé ambassadeur du Brésil en Italie en 1919 puis ambassadeur du Brésil en France en 1922.
En 1933, il épouse Élise Meyer Stern, d'origine juive et de religion catholique, qui est la sœur d’Eugène Isaac Meyer, acquéreur en cette même année du Washington Post.
Il reste ambassadeur du Brésil en France durant le Régime de Vichy et le régime de l'Estado Novo au Brésil.
Avant l'invasion allemande de la France, son épouse Élise quitte Paris pour les États-Unis.
Luis Martins de Souza Dantas* reste à son poste et malgré la politique d’immigration très restrictive vis à vis des Juifs menée par le gouvernement brésilien de Getúlio Vargas, Luis Martins de Souza Dantas*, brave l’interdiction, et concède environ 500 visas, aidant plus de 800 personnes à fuir la barbarie nazie.
Parmi les réfugiés qui ont bénéficié de son action, on peut nommer le jeune Félix Rohatyn alors âgé de 12 ans et sa famille. De même, Chana Strozemberg, Juive polonaise, a obtenu un visa délivré en janvier 1941. Luis Martins de Souza Dantas* a aidé non seulement des Juifs, mais aussi d'autres catégories de personnes persécutées par les nazis.
En 1941, l’enquête administrative menée contre lui, l’accuse de fournir des "visas irréguliers" et il est sommé de prendre sa retraite. Il reste toutefois maintenu à son poste car il est impossible de lui trouver un remplaçant. Il continue à délivrer les visas.
Les portes de l’ambassade du Brésil à Vichy, où est transférée la délégation brésilienne, restent ouvertes aux personnes menacées.
En apprenant qu’il serait jugé par le gouvernement brésilien, il envoie un télégramme : "Je rappelle que, puisqu’il n’y a pas ici de consulat, je me suis vu obligé, sans perdre une minute, d’assumer des fonctions consulaires afin de littéralement sauver des vies humaines et ce, en raison de la plus grande catastrophe dont a jamais pâti l’humanité. Animé par les sentiments les plus élémentaires de piété chrétienne, j’ai fait ce qu’aurait fait, avec la noblesse d’âme des Brésiliens, le plus glacial d’entre eux (…)".
En 1943, le siège de l’ambassade du Brésil est envahi par des officiers nazis. L’ambassadeur et ses collaborateurs sont déportés à Bad Godesberg, en Allemagne et enfermés dans un hôtel jusqu’en mars 1944. Ils sont alors échangés contre des prisonniers allemands au Brésil.
De retour à Paris en 1945, il s'implique dans la création de la Maison de l'Amérique latine et préside l'Institut français des hautes études brésiliennes.
Gaspar Dutra le nomme chef de la délégation brésilienne à l'Organisation des Nations Unies. Il représente le Brésil à la Conférence de paix de Paris de 1946.
Longtemps ignorées du public, les actions de solidarité de Luis Martins de Souza Dantas* ont récemment été internationalement reconnues. La Fondation internationale Raoul Wallenberg, un organisme dédié à la mémoire de ceux qui se sont battus contre le nazisme, a décidé de créer cette année un Institut Luis Martins de Souza Dantas*. Le 10 décembre 2003, Yad Vashem lui décerne le titre de "Juste parmi Les Nations".
A Paris, une plaque lui rend hommage à l’emplacement de l’ancienne ambassade du Brésil.
L’historien Fabio Koifman a rassemblé plus de 7500 documents et établit une liste de 245 noms de personnes sauvées par Luis Martins de Souza Dantas*. A partir de ses recherches, Fabio Koifman a écrit une biographie de l’Ambassadeur, intitulée "Quixote nas trevas", Un Quixote dans les ténèbres (Ed. Record, 2002, São Paulo).
At a ceremony at Yad Vashem on December 10, 2003, Yad Vashem recognized the late Brazilian diplomat Luis Martins de Souza Dantas* as a Righteous Among the Nations. Dantas illegally granted Brazilian diplomatic visas to hundreds of Jews in France during the Holocaust, saving them from certain death.
Among the participants were Brazilian Ambassador Sergio Moreira Lima; a Holocaust survivor saved by Luis Martins de Souza Dantas*, Raphael Zimetbaum; Director General of Yad Vashem, Iishai Amrami; and members of the Committee for the Righteous Among the Nations. Dantas’ Righteous Among the Nations certificate and medallion was entrusted to Israel’s ambassador to Brazil, who presented it to the Dantas family at an official ceremony in Brazil.
Luis Martins de Souza Dantas* served as Brazil’s ambassador to France during the Nazi occupation of Europe. In 1940, Luis Martins de Souza Dantas* requested and received permission from the Brazilian foreign minister to issue immigration visas to a limited number of French citizens. Despite Brazil’s ban on immigration of Jews, he granted diplomatic visas to hundreds of Jews seeking to escape the Vichy regime, while taking great care to cover all evidence of their Jewishness. Luis Martins de Souza Dantas* often forged the issue dates of the diplomatic visas, in order to predate the subsequent ban on their use.
Luis Martins de Souza Dantas* was fully aware of the severe illegality of his actions, and he did not request any compensation for the forgeries. In 1941, Dantas intervened to save a passenger ship carrying a large number of Jews with his forged visas. Prevented by the British naval blockade from landing in Senegal for four months, the Alsina was forced to land in Casablanca. Luis Martins de Souza Dantas* arranged for the then-expired visas to be renewed, thus enabling the Jews to escape unharmed to Rio de Janeiro. Meanwhile, suspicions mounted against Dantas, and he was recalled to Brazil for disciplinary hearings. He was saved from trial by a technicality - namely, his status as a retiree during the period in which he forged the visas.
In recognition of his having saved Jews from perishing in the Holocaust at great personal risk, the Committee for the Righteous Among the Nations recently decided to recognize Luis Martins de Souza Dantas* as a Righteous Among the Nations.
Chronologie[Ajouter]
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
8 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
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