André Traband* est né en 1920 à Haguenau.
Il entre à l'école normale catholique de garçons d'Obernai en 1937. Cette école est évacuée en novembre 1939 avec ses 132 normaliens, leurs professeurs dont l’aumônier, l'abbé Robert Bengel*, et leur administration à Solignac (87110) où elle prend ses quartiers dans l'ancienne abbaye. Très patriote, André Traband* est reçu quatrième à la Préparation Militaire Supérieure, ce qui lui vaut d'être intégré comme sous-lieutenant au 83ème régiment d'artillerie d'Auxerre en juin 1940. Il ne vit que la débâcle.
Après l'armistice, il se retrouve aspirant dans les Chantiers de Jeunesse jusqu'en novembre 1940. Il rejoint l'école normale à Solignac en janvier 1941 pour passer son Brevet Supérieur.
Il attend le 21 février, le jour de sa majorité pour être libéré de l'autorité parentale et se marier avec Éliane Demaison*, née à Solignac en 1921.
Après un essai infructueux d'études pour devenir professeur d'éducation physique à Clermont-Ferrand, André Traband* intègre l'administration de l'école normale à Solignac.
C'est là que le 10 janvier 1943, Éliane* et André Traband* accueillent Heinrich Kressel, fils d'un boucher de Vienne qui avait été arrêté en 1942 dans le nord de la France. Sa mère et ses deux soeurs vont réussir à passer dans la zone sud. La mère sera arrêtée quelques temps plus tard par la police française. La sœur aînée ne veut pas quitter sa mère et part en captivité avec elle. Heinrich se retrouve seul avec sa sœur Clara. Ils sont recueillis par l'OSE. L'abbé Robert Bengel* avait pris contact avec cet organisme pour recueillir des enfants. C'est ainsi qu'il a contacté entre autres Louise Demaison*, la mère d'Éliane*, pour l'aider à trouver des familles d'accueil. Louise Demaison* était couturière et son mari était plombier zingueur. Ils ont durant toute l'année 1942 fait jouer leurs relations pour cacher les enfants. Ils arrivaient chez eux en tout petits groupes. Louise Demaison* et Éliane Traband* les rendaient plus présentables en les lavant, en réparant leurs vêtements, en les épouillant pour certains. Sur la consigne expresse de l'abbé Robert Bengel*, ils partaient de chez Louise Demaison*, athée affirmée, munis de la prière "Shema Israël" écrite en phonétique, afin que la famille d'accueil leur fasse réciter leurs prières tous les soirs.
Fin 1942, Louise Demaison* accepte un dernier groupe de 3 enfants. Heinrich Kressel est avec eux, mais elle apprend que dans la famille d'accueil qui accepte de le cacher, des paysans près de Limoges, un des membres est atteint de tuberculose. Éliane Traband* va alors le chercher. Son prénom est changé pour "Henri". Le fait qu'il ne parle pas le français n'est pas un problème étant donné le nombre de réfugiés alsaciens maîtrisant très mal le français. Voici donc Henri, 8 ans, fils d'un ami, recueilli par Éliane* et André Traband*. Il restera avec eux jusqu'en octobre 1944. Éliane* et André Traband* s'attacheront beaucoup à lui, prêts à l'adopter si il n'y avait plus de survivant dans sa famille. Mais une lettre de la fin du mois de juillet 1944 de sa sœur cachée près d'Aix-les-Bains, annonce la séparation prochaine.
Elle vint le chercher et tous deux partirent vivre chez des parents aux États-Unis.
Henri continua pendant longtemps à correspondre avec André et Éliane Traband*.
Pendant ce temps André Traband*, à côté de son travail à l'école normale, entame une licence d'allemand à l'université de Toulouse. Il décroche son dernier certificat en avril 1945 quelques jours avant la naissance de leur fils, Jean-Paul. En septembre 1945, la petite famille arrive à Haguenau. André Traband* fait la rentrée au Collègue d'Enseignement Technique et Commercial de la ville comme professeur de français et d'histoire-géographie. Il décroche en parallèle un certificat de licence en français, suit ensuite les cours de Sciences Politiques et obtient sous la direction du professeur Juillard un Diplôme d'Etudes Supérieures de Géographie. En 1957, il devient directeur du collège où il enseigne tout en travaillant à une thèse de IIIème cycle en Géographie. En 1962, la famille déménage à Nancy, où il est nommé inspecteur de l'enseignement technique. En 1967, c'est le retour à Strasbourg comme maître de conférence à l'Institut de Géographie.
Il va alors entamer une carrière politique qui commence en 1971 comme maire de Haguenau. Il le restera jusqu'en 1989. En 1976, il est élu Conseiller Général du canton de Haguenau, fonction qu'il occupera jusqu'en 1988. Européen et régionaliste convaincu, il va se faire connaître au-delà des limites du canton par ses actions en faveur du dialecte alsacien et de sa forme écrite, l'allemand. André Traband* décède en 1992.
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Pierre-Joseph-Faustin Combes
(16/07/1939 - 17/07/1939) Préfet de Haute-Vienne
Pierre-Amédée-Guillaume Ducombeau
(17/07/1939 - 17/09/1940) Préfet de Haute-Vienne
François Bard
(17/09/1940 - 14/05/1941) Préfet de Haute-Vienne (01/12/1889 à Saint-Étienne (Loire)-01/04/1944 à Berne (Suisse)). Remis à la disposition du secrétaire d’État à la Marine (1er juin 1942). Ambassadeur de France à Berne (Suisse). Mort des suites d'un accident en fonction. La commission d’épuration du ministère de l’Intérieur propose sa révocation avec pension le 14 mars 1945. (Source : SFHP, Société française d'histoire de la police, Notice biographique François Bard.)
Perier de Féréal
(16/06/1941 - 09/1944) Préfet de Haute-Vienne
Pierre Berger
(18/06/1941 - 28/04/1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean-Albert Popinaud
(06/12/1941 - 08/01/1943) Préfet délégué de Haute-Vienne
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Laporte
(1942 - 1944) Préfet délégué à Limoges, résistant, né en 1909
René Rivière
(16/01/1943 - 11/09/1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Louis François Marie Tuaillon
(11/02/1943 - 10/03/1943) Préfet délégué de Haute-Vienne
André Jean-Faure
(13/04/1943 - 15/06/1943) André Jacques Marie Jean-Faure, Préfet régional délégué
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Chérif Mécheri
(06/02/1944 - 1944) Préfet délégué de Haute-Vienne
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Jean Chaintron
(18/09/1944 - 14/01/1947) Préfet de Haute-Vienne
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
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