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Juste parmi les Nations

Hélène Gardon


Mère de Janeau et Monette
Dossier Yad Vashem : 3193
Remise de la médaille de Juste : 29/04/1985
Sauvetage : Paris 75000 - Paris
Profession: Enseignante à Paris
Nom de naissance: Counord
Nom d'épouse: Gardon

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Helene-Gardon
Les Justes de France au Panthéon
source photo : YV _ FMS
crédit photo : D.R.
Notice

Madeleine Counord*, institutrice en école maternelle, vivait à Château-Gontier dans la Mayenne, en zone occupée.
Son frère André*, professeur au collège de Château-Gontier, et son épouse Denise* née Labat, standardiste à la Poste, avait fondé un groupe de résistants dès 1940-1941. Ils sont les parents de Pierre, résistant.

Hélène Gardon*, dont le mari s'était évadé d'un camp de prisonniers en Allemagne et se cachait dans le sud, était enseignante à Paris.
Le ravitaillement étant très difficile à Paris, Hélène Gardon* envoya ses deux enfants, Janeau*, 14 ans, et Monette*, 12 ans, chez leur tante Madeleine Counord* à Château-Gontier.

Trente-deux juifs vivaient à Château-Gontier, assignés à résidence avec contrôle et étoile. Vingt-cinq d'entre eux seront déportés suite aux rafles des 16 juillet et 9 octobre 1942, et le 25 janvier 1944.
Parmi eux la famille Honig qui venait de Dinard (où est née Fanny) après avoir quitté le Nord de la France. Cette famille résidait au second étage du n°6 de la place du Pilori. Pinkas Honig exerçait le métier de commerçant en tissu sur les marchés.
Le 16 juillet 1942, place du Pilori, les gendarmes viennent arrêter Pinkas Honig, le mari d'Esther, 37 ans, né à Felsztyn (Pologne) le 18/09/1905, le frère d'Esther, ses deux sœurs et leurs maris.
Incarcérés à Angers, ils seront déportés sans retour vers Auschwitz.

Esther Honig, enceinte de six mois, et ses deux filles, Cécile, 4 ans, et Fanny, 2 ans et demi, échappèrent à la rafle.

Les deux petites filles fréquentaient le jardin d'enfants tenu par Madeleine Counord* qui fut témoin de l'arrestation et se jura de faire tout ce qu'elle pourrait pour sauver la maman et les deux petites filles.

Les gendarmes revinrent un peu plus tard arrêter Esther et ses deux filles. Esther, enceinte, prétendit être saisie de douleurs. Les gendarmes repartirent, précisant qu'ils reviendraient.

Élie est né le 4 novembre 1942.

Le 21 novembre 1942, André* et Madeleine Counord* aidés de Melle Gaillard, sage femme et Melle Fauconnier, femme de service, s'occupent alors immédiatement de trouver un refuge pour Esther et ses enfants. Munis de faux papiers, Esther (devenue Ernestine) et Élie sont cachés dans une maison près du musée, tandis que Cécile et Fanny sont accueillies à l'orphelinat Saint-Vincent-de-Paul, rue Chevreul.

Esther est envoyée à Paris, chez Hélène Gardon* qui la loge dans son appartement de fonction, à l'école où elle enseigne. Elle y restera 2 mois, puis Hélène Gardon* la conduit dans un couvent à Paris où elle restera jusqu'à la Libération de Paris.

Élie, quant à lui, dut être séparé de sa mère et placé en nourrice. Lorsque cette dernière tomba malade, Madeleine Counord* vint chercher Élie et le ramena chez elle. Janeau* et Monette Gardon* prendront soin de lui plusieurs semaines.
Madeleine Counord* confia ensuite le petit Élie à un orphelinat catholique d'Angers.

Lorsque Angers fut bombardé par les alliés en 1944, Madeleine Counord* ira chercher Élie pour le reprendre chez elle.

Jusqu'à la Libération, Madeleine Counord* assurera le lien entre Esther et ses trois enfants.

A l'issue de la guerre, Esther et ses enfants, après avoir séjourné à Château-Gontier rejoindront Lens puis partiront en 1949 pour le Canada.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem



Réseau de sauvetage
Denise Counord (Epouse d'André)

Madeleine Counord (Soeur d'André)
André Counord (Mari de Denise, frère de Madeleine)
Monette Gardon (Fille d'Hélène Gardon)
Janeau Gardon (Fils d'Hélène Gardon)
 
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Hélène Gardon
Esther Honig

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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )


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