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Das versteckte Kind

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Juste parmi les Nations

Lucie Sabatier Chevalley


Dossier Yad Vashem : 5891
Remise de la médaille de Juste : 1993
Sauvetage : Paris 75000 - Paris
Profession: Présidente du Service social d'aide aux émigrants (SSAE)
Religion : Protestante
Nom de naissance: Sabatier
Nom d'épouse: Chevalley
Date de naissance: 21/07/1882 (Petit-Quevilly)
Date de décès: 01/10/1979
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Lucie-Sabatier-Chevalley
Lucie Sabatier Chevalley
source photo : Mémorial de la Shoah/CDJC
crédit photo : D.R.
Notice

Lucie Sabatier* est née le 21 juillet 1882 au Petit-Quevilly. Elle est la fille du théologien Auguste Sabatier et de Frankline née Groult.
Elle est engagée aux Unions chrétiennes de Jeunes Filles (UCJF) et assiste à la conférence nationale en 1900.

Elle épouse Élie Chevalley, professeur de droit. Elle le suit au Caire (Égypte) puis au Liban. Lucie Chevalley* s'intéressant au travail de son mari, est devenue docteur en droit mais ne put présenter l'agrégation parce que femme.

Dans les pays qu'elle traverse, le spectacle des réfugiés affluant d'Europe centrale et de Russie la bouleverse.

De retour en France en 1920, elle comprend la nécessité de créer un organisme privé d'aide et de soutien aux réfugiés en difficulté. Elle fait partie du premier Comité de la section française du service social international d'aide aux émigrants créé à l'instigation des Young Women Christian Alliance (YWCA). La section française avait pour but de porter secours aux réfugiés retenus en France par manque de ressources.

En 1924, elle est rapporteur au CNFF de la section Unité de la morale, répression de la traite et lutte pour la suppression de la réglementation de la prostitution.
En 1927, elle préside la section émigration du CNFF (Conseil national des femmes françaises).
En 1928, à la demande du ministère de l'Agriculture, elle créé un service de protection des femmes étrangères, polonaises ou tchèques employées dans l'agriculture. Ce service est composé d'assistantes sociales. Elle contribue à promouvoir une collaboration réelle et efficace entre organismes privés et pouvoirs publics pour l'aide aux réfugiés. Elle a fait partie du comité d'organisation des états généraux du féminisme en 1929.

Elle est aussi membre du Comité central de l'Union pour le suffrage des femmes en 1931.

En 1932, elle devient présidente du Service social d’Aide aux Émigrants (SSAE), œuvre privée reconnue d’utilité publique.

À la déclaration de guerre, Lucie Sabatier Chevalley* a 58 ans. Elle est veuve et consacre tout son temps et toute son énergie à la présidence du SSAE (Service social d’aide aux émigrants), organisation officielle.
Elle fréquente depuis de longues années des femmes qui sont épouses de banquiers, d’industriels et de diplomates. Alors que l’incertitude règne sur la continuité de l’action du SSAE, elle réunit un "groupe de dames" afin de collecter des fonds destinés à secourir des familles de travailleurs étrangers. Ce groupement de bonnes volontés est œcuménique. On y trouve, aux côtés de Lucie Chevalley*, Odette Béchard*, protestante, épouse de Fernand Béchard*, l’un des directeurs des établissements Kuhlmann à Paris, Madame Presson-Depret, catholique, épouse d’un directeur de banque. Madame Presson-Depret organisera des fêtes de bienfaisance clandestines où elle proposera à des artistes juifs dans l’impossibilité d’exercer officiellement leur art de se produire.
Ce premier groupe est complété par des femmes professeurs et des intellectuelles juives ayant perdu leurs postes. Parmi elles, Denise Milhaud, qui deviendra responsable de maisons d’enfants gérées par l’UGIF.
Le petit cercle voit sa vocation se tourner résolument vers l’aide aux juifs persécutés.

Lucie Chevalley* prend la direction de L'Entraide temporaire, organisation multi-confessionnelle fondée en 1941.
A Paris L'Entraide temporaire entra en lien étroit avec La Clairière, Centre social protestant dépendant du Temple de l’Oratoire du Louvre, et dirigé par le Pasteur Paul Vergara* et son épouse, Marcelle*, ainsi que par Marcelle Guillemot* dès les premières rafles de juifs en 1941. Avec l'aide de Lucie Chevalley*, Maurice Nosley et Odette Béchard*, le sauvetage des enfants s'organise, le temple du Louvre faisant office de PC avec le soutien du pasteur André-Numé Bertrand.

Au début de février 1943, Suzanne Spaak* alerte le pasteur Vergara*. Soixante-trois enfants des foyers de Guy-Patin et de la rue Lamarck sont à évacuer de toute urgence. A l’aide de paroissiens – des promeneuses volontaires -, le 16 février ils extraient les enfants, âgés de 3 à 8 ans, de leur pensionnat pour une promenade.
Les enfants sont amenés rue Greneta le soir (on prétextera, pour le voisinage, l'accueil de réfugiés victimes des bombardements). Ils campent dans le grand hall du patronage, ravitaillés par des colis de la Croix-Rouge. Ils seront transférés par petits groupes, accompagnés des des Éclaireuses de France, vers des lieux d'hébergement clandestins, munis de faux papiers, pour y rester cachés jusqu'à la fin de la guerre.

Après sa rencontre avec David Rapoport, Lucie* travaille main dans la main avec le Comité de la rue Amelot, dès 1941, organisation juive qui fournit assistance financière, immigrés dans le besoin.
David Rapoport lui demande de servir de lien entre les œuvres dont il s’occupe et les responsables de la Fédération réfugiés en zone sud. Elle accepte immédiatement d'autant qu'elle bénéficie grâce à ses fonctions au sein du SSAE d’un laissez-passer permanent entre les deux zones.

Commencent alors, au rythme de ses fréquents voyages auprès des équipes locales et des entrevues qu’elle sollicite tant auprès des autorités françaises que des responsables d’œuvres travaillant avec le SSAE, des "manœuvres diplomatiques" parallèles.
Outre ce travail de liaison, c’est surtout la collecte et le versement de fonds qui l’occupent. Elle assure le transport des sommes précieuses, avec, entre autres, le budget qui doit servir à payer les salaires des professionnelles du SSAE, dans des pelotes de laine. La répression croissante incitant à accélérer les mesures de sauvetage, les fonds collectés s’orientent vers une priorité : le financement du sauvetage d’enfants juifs.

Est alors réactivée une œuvre pour enfants créée dans les années vingt et dénommée "Le Sauvetage de l’enfance", qui deviendra pour la circonstance L'Entraide temporaire.
Pour trouver des fonds, l’œuvre se présente dans les familles auxquelles elle s’adresse comme une annexe de la Croix-Rouge. La répartition du travail s’opère de la façon suivante : Lucie Chevalley* assure une coordination des liaisons multiples. Mesdames Pesson-Depret, Massé et Berr cherchent des fonds qui viennent de particuliers très riches ou de grandes entreprises. Un livre de comptes de L'Entraide temporaire indique sur cinq pages et demie les entrées et sorties d’argent et la situation financière périodique. Les entrées sont marquées au nom ou au pseudonyme de la personne qui a apporté l’argent à l’œuvre, sans indication de donateur : Madame Chevalley* sous son propre nom, Madame Gabriel (Madame Pesson-Depret), Madame Malakoff (Madame Massé), Arlette (Madame Beaumont). On retrouve aussi les noms de Madame Béchard* et Madame Milhaud (Madame Saint-Gâteau), qui figurent surtout aux sorties. On envoie l’argent reçu en espèces par chacune des dames aux nourrices sous forme de mandat. On y consigne également les dépenses faites pour chaque enfant chez leur nourrice. Les noms figurent par ordre de date de prise en charge. Ce livre est un vieux volume des comptes de l’œuvre du "Sauvetage de l’enfance" de 1921. Pour préserver une clandestinité nécessaire, toutes les dates sont décalées exactement de vingt ans : dates de naissance, dates de placement. Ainsi, ce qui était dit des enfants de L'Entraide temporaire ne serait pas paru invraisemblable à qui aurait ouvert par hasard ce livre, présenté comme établi en 1921. Certaines conventions sont également adoptées : Dax désigne l’Entraide, "à Biarritz" signifie "à Drancy", "à Bayonne" signifie "en déportation". La préservation d’une trace du placement des enfants étant essentielle, ce livre de comptes est doublé d’un fichier rose, comportant des fiches sur lesquelles les enfants sont désignés sous de faux noms, avec la mention du pseudonyme de la personne qui en avait la charge habituellement à L'Entraide temporaire. L’âge et la nationalité sont marqués. Ce fichier a semble-t-il été souvent déplacé, et principalement gardé à l’hôtel Stella, au 41 rue Monsieur le Prince, grâce à sa patronne, Marie Marteau*, qui a été reconnue comme Juste en 1990. Elle cachait des enfants persécutés dans les chambres du dernier étage en attendant qu’on vienne les chercher pour les mettre en sécurité à la campagne. Elle gardait également une chambre à disposition des volontaires de L'Entraide temporaire en cas de besoin.1

Dans la majorité des cas, les enfants étaient hébergés deux ou trois jours dans un centre d’accueil pour enfants, non juif, avec l’accord de la directrice, et en repartaient, munis de tous les papiers nécessaires, pour aller vers une famille nourricière.
Lucie Sabatier Chevalley* utilise le SSAE comme couverture pour fournir des faux papiers et trouver des lieux d'asile aux persécutés. Elle contribuera ainsi par le biais de son association à la dispersion de près de 500 enfants pour la plupart privés de leurs parents qui sont pris en charge en étroite collaboration avec le réseau Marcel dans la région de Nice et des Alpes-Maritimes.
Tous survécurent, sains et saufs.

Lucie Sabatier Chevalley*, restera présidente du Service social d’Aide aux Émigrants jusqu'en 1964.

De 1964 à 1970, elle sera présidente du Conseil national des femmes françaises (CNFF) et en deviendra présidente d'honneur à partir de 1970.

En 1965 elle reçoit l'anneau Nansen et sera nommée Juste parmi les Nations en 1993.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem


Histoire

Lucie Chevalley, lauréate de la distinction Nansen

En 1965, Mme. Lucie Chevalley (France), Mme. Ana Rosa Schliepper de Martinez Guerrero (à titre posthume) (Argentine) et M. Jorgen Norredam (à titre posthume) (Danemark) sont lauréats de la distinction Nansen.

Décernée une fois par an, la distinction Nansen récompense des services exceptionnels rendus à la cause des réfugiés.

Elle rend hommage à l'imagination et à l'action.

L'imagination de visionnaires qui, face aux horreurs de la guerre et à l'oppression, trouvent néanmoins des raisons d'espérer; l'action d'optimistes irréductibles qui s'engagent sans hésiter.

Elle donne acte au courage et à la ténacité.

Le courage du démineur qui ouvre un passage ou du sauveteur qui porte secours à un inconnu en mer ; la ténacité du réformateur qui choisit d'ignorer les pires dangers pour affirmer les droits des persécutés.

Elle salue la compassion et la bonne volonté.

La compassion d'êtres qui font passer les soins aux blessés avant leur confort et leur sécurité ; la bonne volonté d'artistes qui, avec pour arme leur talent, se font les défenseurs des plus vulnérables.

Instituée en 1954, la distinction Nansen pour les réfugiés est décernée chaque année à une personne ou à une organisation en récompense de ses services exceptionnels et de son dévouement aux personnes déracinées. Elle consiste en une médaille commémorative et en un prix de 100 000 dollars offert par la Norvège et par la Suisse.

Cette distinction porte son nom en souvenir de Fridtjof Nansen, intrépide explorateur polaire, premier Haut Commissaire aux réfugiés de la Société des Nations et prix Nobel de la paix en 1922.

09/06/2014
Lien : UNHCR

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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )

Notes

- 1 - Rapport dactylographié, dossier YV, n° 5891, cité par Lucienne CHIBRAC


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Paris

Région :
Île-de-France
Département :
Paris

Préfets :
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(1934 - 1940) Achille Joseph Henri Villey-Desmeserets, Préfet de la Seine (1878-1953)
Charles Paul Magny
(13/10/1940 - 19/08/1942) Préfet de la Seine (1884-1945)
François Bard
(14/05/1941 - 01/06/1942) Amiral François Marc Alphonse Bard, Préfet de police de la Seine (1889-1944)
Amédée Bussière
(01/06/1942 - 19/08/1944) Préfet de police de la Seine lors de la rafle du Vél d’Hiv (1886-1953)
René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
Marcel Pierre Flouret
(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
Charles Léon Luizet
(1944 - 1947) Préfet de police de la Seine (1903-1947)

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