Grenoble, l'Isère et la chaîne des Alpes
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Les 19 et 20 mars 1941, le maréchal Pétain vient en visite officielle à Grenoble, acclamé sur le cours Gambetta rebaptisé de son nom.
source photo : Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère
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Panorama de Grenoble
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Lycée Champollion à Grenoble
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La vieille ville et la Cathédrale Notre-Dame de Grenoble
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Hôtel de ville
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En Isère, département refuge, l'aide aux personnes pourchassées fut particulièrement importante, en raison du vaste territoire qui permettait des milliers de voies de fuite, d'une présence forte de la Résistance et à de nombreux fonctionnaires, à l'instar du préfet, Raoul Didkowski d'août 1940 à la date de sa révocation par Vichy en août 1943, suivie de son arrestation par les autorités allemandes et de sa déportation en Allemagne en 1944.
Après l'armistice, la ville en zone dite "libre" sous le contrôle de l'administration de Vichy voit affluer un grand nombre de réfugiés du nord, des Belges, des Polonais, des Alsaciens-Lorrains.
A Grenoble et dans ses alentours, on estime à 20 000 les Juifs réfugiés Polonais, Allemands, Autrichiens, Hongrois ou Roumains. Souvent munis de faux papiers, ils ne se font pas recenser.
La résistance s'organise à Grenoble
Après l'armistice de juin 1940, des foyers de résistance s'organisent.
Fin 1941, des antennes locales de mouvements tels "Combat" et "Franc-Tireur" (dont les chefs à Grenoble sont Léon Martin, Eugène Chavant, Aimé Pupin et Jean Perrot) s'enracinent à Grenoble. Fin novembre 1941, Henri Frenay (Libération nationale) et François de Menthon (Liberté) fusionnent leurs mouvements pour former Combat.
Au printemps 1941, le mouvement "Front national de lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France", initié par le Parti communiste clandestin, se développe également à Grenoble.
La rafle du 26 août 1942
Vichy développe également sa politique de collaboration avec l'Allemagne, en faisant procéder notamment à l'arrestation de Juifs étrangers le 26 août 1942.
Une circulaire émanant du Secrétariat général à la police prévient les préfets de zone libre que les Juifs étrangers entrés en France après 1936 "seront transportés en zone occupée avant le 15 septembre".
Le 26 août 1942, en Isère comme ailleurs en zone libre, toutes les forces de police et de gendarmerie sont mobilisées afin de procéder aux arrestations.
Au matin, des dizaines de Juifs sont arrêtés à Grenoble, à Pont-en-Royans, Valbonnais, Voiron ou encore Pont-de-Chéruy, Décines et Vienne.
595 Juifs arrêtés dans la région, dont 98 arrêtés en Isère, sont envoyés à Drancy avant d'être déportés à Auschwitz. Seules 6 rentreront de déportation.
Les rafles et les arrestations de septembre et octobre 1942
Durant les mois de septembre et d'octobre 1942 les opérations visant à arrêter les Juifs se poursuivent : le 7 octobre, trois personnes vivant à Grenoble sont arrêtées et transférées au camp de Rivesaltes.
En novembre, plusieurs autres personnes sont internées aux camps de Gurs et de Rivesaltes.
10 Juifs domiciliés dans le département sont arrêtés, ou refoulés par les autorités suisses, alors qu'ils tentaient de passer la frontière.
Les rafles de 1942 sont massivement condamnées par la population grenobloise qui orgniase plusieurs manifestations massives le 14 juillet, le 20 septembre et le 11 novembre 1942.
L'occupation de la zone libre en novembre 1942
L'Isère se trouve occupé dans sa plus grande partie par les troupes italiennes, l'armée allemande s'établit quant à elle au nord de Vienne.
Les jeunes gens qui ne veulent pas partir au Service du Travail obligatoire (STO) trouvent un appui dans la Résistance qui leur fournit de faux papiers.
Un maquis, animé par le groupe local de "Franc-Tireur", se constitue dans le Vercors tout proche, grâce à l'afflux progressifs de réfractaires au STO.
La rafle de février 1943
Vichy demande au préfet de l'Isère un contingent de 25 Juifs en février 1943. L'état-major italien, qui n'applique pas les directives antisémites, contraint les autorités à libérer les personnes arrêtées à Grenoble. La rafle de février 1943 sera la dernière orchestrée par le gouvernement de Vichy en Isère.
L'occupation allemande
L'arrivée en septembre 1943 des Allemands en remplacement des Italiens va ouvrir une véritable période d'occupation et une période de double persécution, d'autant que l’administration française continuera à appliquer la législation antisémite jusqu’à la Libération.
Le 11 novembre 1943 est un jour de grève quasi générale et une manifestation devant les officines locales de la collaboration donnent lieu à l'arrestation de 600 manifestants dont près de 400 seront déportés.
Grenoble deviendra un grand centre de la résistance juive.
La rafle du 24 décembre 1943
A Grenoble, le 24 décembre 1943, la police bloque toutes les issues de la place Vaucanson et arrête uniquement les hommes. 200 hommes sont arrêtés et transférés à la caserne Bayard pour le "criblage". Une trentaine de Juifs sont déportés.
Début 1944, le Comité départemental de libération de l'Isère est constitué.
La rafle des 6 et 8 février 1944
Une rafle est organisée à Grenoble les 6 et 8 février 1944. Une cinquantaine de juifs sont arrêtés.
Le 4 mai 1944, le général de Gaulle signe le décret décernant la Croix de la Libération à la ville de Grenoble : "Ville héroïque à la pointe de la résistance française et du combat pour la libération. Dressée dans sa fierté, livre à l'Allemand, malgré ses deuils et ses souffrances, malgré l'arrestation et le massacre des meilleurs de ses fils, une lutte acharnée de tous les instants. Bravant les interdictions formulées par l'envahisseur et ses complices, a manifesté le 11 novembre 1943, sa certitude de la victoire et sa volonté d'y prendre part. Le 14 novembre et le 2 décembre 1943, a répondu aux représailles et à l'exécution des chefs des mouvements de la résistance, par la destruction de la poudrière, de la caserne, de transformateurs et d'usines utilisés par l'ennemi. A bien mérité de la Patrie."
Le débarquement du 15 août 1944 en Provence contraint les Allemands à abandonner la ville dans la nuit du 21 au 22 août, après avoir massacré une cinquantaine de prisonniers au Polygone, siège de la Gestapo.
Le 22 août au matin, les FFI puis les troupes américaines entrent dans Grenoble.
Le bilan de la ville est très lourd, 840 fusillés, plus de 2 000 hommes tués au combat, autant de disparus et 1 150 déportés dont la moitié ne sont pas revenus.
Discours prononcé par le général de Gaulle le 5 novembre 1944 à Grenoble
Le 5 novembre 1944, à l’occasion de sa première visite dans Grenoble libérée, le général de Gaulle remet au maire, Frédéric Lafleur, la croix de la Libération de la ville. A titre individuel, sept Grenoblois (Jacques Bourdis, Emile Ginas, Charles Mauric, André Morel, Pierre Ruibet, Jean Silvy et Michel Stahl) ont été faits compagnon de la Libération. La ville est également décorée de la croix de guerre 39/45 avec palme.
Discours prononcé par le général de Gaulle le 5 novembre 1944 à Grenoble Les paroles que Monsieur le Maire de Grenoble vient de prononcer au nom de toute la population de votre grande ville expriment fortement et d’une manière assez émouvant les sentiments que vous ressentez tous ; et j’ajoute que ces sentiments, ce sont les mêmes que toute la France ressent en ce moment dans la période où nous sommes. Grenoble aujourd’hui libérée, quels malheurs, quelles épreuves cette grande ville a traversés, non point seulement matérielles, mais morales et celles-ci, les épreuves morales, n’était-ce pas les plus dures à subir ? Grenoble a supporté tout cela, mais Grenoble à aucun moment – qui donc le sait mieux que celui qui a l’honneur de lui parler ? – à aucun moment n’a renoncé à soi-même, n’a renoncé à la liberté, à l’espérance, à la Patrie. Aussi, dès qu’elle le put, Grenoble, par ses propres moyens, est apparue libre, au grand soleil, pour se rendre elle-même à la France comme la France voulait qu’elle fût, c'est-à-dire fière et lavée de l’ennemi. C’est pour ces raisons que le Gouvernement de la République a décidé, dès la fin de l’année 1943, de décerner à la ville de Grenoble, le titre et la qualité éminente des Compagnons de la Libération. L’insigne lui sera remise tout à l’heure. Mais puisque cette glorieuse cérémonie nous rassemble tous aujourd’hui, je m’en voudrais de ne pas exprimer en deux mots quels sont les sentiments dont nous parlions tout à l’heure, qui animent aujourd’hui la France entière jusqu’à ce qu’elle soit parvenue à son but : d’abord, la France veut vaincre parce qu’il lui faut vaincre, elle veut que l’ennemi qui l’a outragée, envahie, une fois de plus mise aux portes du tombeau, soit abattu, cette fois irrémédiablement, pour qu’elle-même, la France, puisse vivre. Il faut que nos armées, nos glorieuses armées, celle qui est venue de l’Empire, et celle aussi qui a jailli spontanément du sol national, et qui n’en font qu’une, la grande, l’indivisible Armée française. Il faut que cette armée aille au-delà du Rhin, une fois de plus, dicter à l’ennemi la loi de la liberté.
Mais que serait-ce si nous avions ajouté seulement tune victoire militaire de plus à toutes celles dont est tissée notre Histoire, et si nous ne savions par, à l’extérieur et à l’intérieur, en tirer le parti qu’il faut pour que cette victoire, au moins, nous serve à quelque chose ?
A l’extérieur, il faudra que nous sachions en tirer les fruits et que le drame qui a failli nous submerger une fois encore ne se reproduise plus, que les sécurités de la France soient placées de telle sorte que personne ne puisse y porter atteinte, la renverser et nous vision au cœur. Il faudra aussi que soit établie dans le monde, avec de vrais amis, une solidarité assez ferme, nette et puissante, pour que l’ennemi n’y revienne pas. A l’intérieur, c’est un immense effort qu’il va nous falloir faire tous et toutes ensemble. Qui donc ne le sent pas profondément ? C’est une France qu’il faut bâtir dans la rénovation nationale, une France nouvelle, au point de vue de ses institutions politiques, de manière à ce que le régime qui régit le pays, que ce régime ne paralyse pas lui-même, par la façon dont il joue, les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, qui constituent les pouvoir de l’Etat. Il faut aussi, n’est-il pas vrai, que l France se renouvelle, au point de vue de la mise en valeur du grand, du riche pays que nous sommes, de l’immense empire que nous avons, et qui appelle, pour le faire renaitre, les ressources profondes de la jeunesse française. C’est un renouveau économique que nous devrons faire tous et toutes ensemble, sur nos terres, notre sous-sol, enfin un renouveau social, et je ne puis le résumer autrement qu’en disant ceci : il ne faut plus, n’est-ce pas, qu’une fraction de la nation française, puisse se sentir étrangère à la nation, il faut que tous les Français, sans limitation, que tous ceux qui sont nés sur notre sol, soient intégrés à la Patrie, au même titre les uns que les autres. N’est-il pas vrai que c’est ce que nous voulons faire ? Et pour cela, nous voulons faire en sorte que tous les enfants de la France puissent vivre, lever la tête, élever leur famille, travailler dans la dignité et la sécurité humaines. Voilà ce qu’il faut que nous sachions pour faire réellement une France unie, digne de l’idéal qu’elle a toujours servi, et qu’elle veut servir encore, et capable de réaliser la grande œuvre que tout le monde attend. C’est ainsi que, fraternellement, à force d’efforts, et comme couronnement de nos sacrifices, ceux de Grenoble comme ceux de toutes nos villes et de tous nos villages de France, tous ensembles, nous remettrons la France à sa place. Vive la France !
5 Familles réfugiées à Grenoble[Compléter]
1943 Famille Dennery - Jacqueline est accueillie quelques jours par la famille Pataud, une famille catholique grenobloise, tandis que ses parents sont cachés à Fontaine. Monsieur Pataud vendait des radiateurs pour automobiles (Jacqueline Behr)
Famille Kalmus - Hélène Famille Mizné - Jacqueline Mizné, née en 1936 à Bruxelles. Famille Verba - Rita Verba est cachée sous le nom de Marguerite Sturm. Famille Wodowska - Marie est née le 22 mai 1927 en Pologne. Arrivés en France en 1931, son père est ébéniste dans le 11e arrondissement de Paris, jusqu’à son arrestation le 20 août 1941 par la Police française. Il sera déporté sans retour. Sa mère, et ses trois enfants, Esther, Léon et Marie rejoignent la zone sud en juillet 1942 après la grande rafle du Vel d’hiv alors que les deux plus jeunes restent chez la concierge qui va veiller sur eux pendant quelques mois. Ils rejoindront leur mère au camp de Douadic puis à l’hôtel des Marquisats à Annecy où arrêtés par les allemands, ils sont déportés le 20 novembre 1944. Son frère Léon, pris en charge par une assistantes sociale, rejoint la Suisse.
Sa sœur Esther est cachée par une famille d’Annecy, tandis que Marie recueillie par l’OSE est placée au Couret. Une autre assistante l'amènera au Couvent des Sœurs de Sion à Grenoble puis à la Sainte Baume où elle restera jusqu'à la Libération 10 Familles arrêtées (Grenoble)[Compléter]
03/1944Famille Aaronson - Micheline, 23 ans, née le 22 novembre 1921 à Paris, mariée à Jacques Aaronson, était la fille de Suzanne et Albert Meyer. Elle est réfugiée de Paris à Grenoble. Elle est arrêtée parce que Juive et déportée sans retour le 27 mars 1944 de Drancy vers Auschwitz par le convoi n° 70. Déportation : 27/03/1944 convoi no 70 JO : DAF-ED 2256020
21/07/1944Famille Aizenberg - Luc, 28 ans, résistant FTP-MOI de l'Isère, né en Pologne le 5 mai 1916, habite Lyon. Arrêté au cours d’une mission, il est exécuté avec un groupe d’otages au Désert de l’Écureuil à Seyssinet (Isère) le 21 juillet 1944. Date d'exécution : 21/07/1944 JO : DAF-ED 241774
30/07/1944Famille Baumol - André, 20 ans, né à Krosno (Pologne), étudiant, réfugié de Paris à Grenoble, est arrêté parce que Juif et fusillé le 30 juillet 1944. Date d'exécution : 30/07/1944 JO : DAF-ED 239010
11/11/1943Famille Celse - Le 11 novembre 1943, Auguste, résistant, est arrêté par les Allemands au monument des Diables Bleus à Grenoble, parmi près de quatre cents jeunes grenoblois. Arrêté puis transféré à Compiègne, il est ensuite déporté à Buchenwald, Dora puis Ravensbrück. Il sera libéré en 1945.
18/03/1943Famille de Montfort - Annie, née Arthémise Deguirmendjian-Shah-Vekil, est née le 16 décembre 1897 à Paris de parents d’origine arménienne, nés en Turquie qui avaient fui le pays suite au génocide de 1915. Annie fait des études de médecine et s’installe à Paris pendant le premier conflit mondial.
Elle épouse en 1919 Henri Archambault de Montfort, spécialiste des questions de l'Est européen, professeur à l'Institut des hautes études internationales et au Centre d'études polonaises de Paris, avec lequel elle publiera plusieurs livres. Ils auront quatre enfants.
Annie de Montfort est co-fondatrice en 1919 de l'Association France-Pologne et en devient la déléguée générale.
Annie de Montfort s’engage très tôt dans la Résistance dès le début de la guerre avec son mari Henri de Montfort, alors directeur des services de l’Institut de France. Ils fondent un journal d’inspiration catholique, La France Continue avec plusieurs intellectuels, comme les écrivains Marietta Martin et Paul Petit, l’historien Émile Coornaert ou le professeur Raymond Burgard.
Douze numéros du journal paraissent entre juin 1941 et février 1942. Imprimé avec soin, au ton violemment anti-Vichy, le journal est un des premiers à évoquer avec précision le sort des Juifs. Son attachement aux valeurs chrétiennes fait qu’il touche, avec dix mille exemplaires diffusés clandestinement, un public différent des réseaux de gauche.
Le réseau est démantelé en février 1942, avec l’arrestation de plusieurs de ses membres. Raymond Burgard, Marietta Martin et Paul Petit mourront en prison en Allemagne en 1944, après avoir été condamnés à mort suite à un simulacre de procès.
Annie de Montfort, qui échappe à la rafle de 1942, continue son activité clandestine. Elle est arrêtée le 18 mars 1943 à Grenoble par la Gestapo pour ses activités de résistance. Internée à Fresnes (Val de Marne), elle fait partie des 959 femmes déportées par le transport 175, parti le 31 janvier 1944 depuis Compiègne jusqu’au camp de Ravensbrück. Elle y porte le matricule 27576.
À Ravensbrück, Annie de Montfort participe à la mise en place de structures de résistance avec notamment Émilie Tillion, mère de Germaine Tillion, sociologue saint-maurienne récemment décédée. Les instigatrices du mouvement mènent une action d’éducation. Annie de Montfort organise des conférences sur le vieux Paris et sur l’histoire de la Pologne.
Malade, Annie de Montfort entre au Revier, le dispensaire du camp, le 6 novembre et y meurt le 10 novembre 1944. Germaine Tillion, également internée à Ravensbrück, témoigne qu’Annie de Montfort "quelques minutes avant sa fin, appelait un chauffeur imaginaire."
Marietta Martin, autre femme écrivain, également engagée dans le mouvement La France Continue meurt le lendemain. La région parisienne était déjà libérée depuis trois mois.
Annie de Montfort a été décorée après sa mort, à titre militaire, de la Légion d’honneur et de la croix d’or polonaise du mérite avec glaives.1 Déportation : 31/01/1944
30/11/1940 -En Isère, 30 militants communistes sont arrêtés et internés au Fort Barraux. 19/03/1941 -Le 19 mars 1941, le maréchal Pétain vient en visite officielle à Grenoble. 04/11/1941 -A Grenoble, le mouvement de résistance d'Henri Frenay, "Mouvement de Libération Française", créé en Août 1940, fusionne avec le mouvement de résistance "liberté" de François de Menthon et prennent le nom de "Combat". 25/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers effectuée par la police et la gendarmerie française dans la nuit du 25 au 26 août. 26/08/1942 -Rafle de Juifs étrangers en Isère. Toutes les forces de police et de gendarmerie sont mobilisées. Au matin, des dizaines de Juifs sont arrêtés à Grenoble, à Pont-en-Royans, Valbonnais, Voiron ou encore Pont-de-Chéruy, Décines et Vienne. Après “criblage”, plus d’une centaine d’entre eux est envoyée à la caserne de Vénissieux, où sont regroupés les Juifs de la région. Ceux-ci sont ensuite envoyés à Drancy. Le 2 septembre 1942, la quasi-totalité de ces personnes part à destination d’Auschwitz. Seules 6 rentreront de déportation. 07/10/1942 -Trois personnes Juives vivant à Grenoble sont arrêtées et transférées au camp de Rivesaltes. 11/11/1942 -Les Allemands et les Italiens se partagent la zone dite "libre". 12/11/1942 -Arrivée des premiers détachements italiens à Grenoble et des Allemands dans le nord du département. 04/03/1943 -Le général italien De Castiglioni, commandant en chef des troupes d'occupation italiennes s'oppose à la déportation de Juifs par le préfet de l'Isère. 28/04/1943 -Création du Centre de documentation juive contemporaine à Grenoble. 05/1943 -Formation du bataillon Liberté à Grenoble. 09/09/1943 -Début de l'occupation allemande dans l'Isère. 23/12/1943 -Incendie de la synagogue, 1 bis rue Dominique Villard à Grenoble. 23/12/1943 -Le 23 décembre 1943 à midi, place Vaucanson à Grenoble, les Allemands bloquent et cernent la place. Une centaine de personnes sont arrêtées et déportées. 01/1944 -Janvier-mars 1944 : Section anti-juive de la police allemande dans l'Isère. 23/04/1944 -Du 23 au 25 avril, la Milice attaque les positions de la résistance française dans le Vercors. 04/05/1944 -Le 4 mai 1944, la ville fut nommée compagnon de la Libération2 par le général de Gaulle pour son rôle dans la Résistance française. 21/07/1944 -Du 21 au 23 juillet, les Allemands prennent d'assaut le maquis du Vercors. 22/08/1944 -Libération de Grenoble.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Grenoble sur
Wikipedia 2 Les réfugiés espagnols dans le département de l’Isère 1936-1939 (Mémoire de Master 1 « Sciences humaines et sociales »
Année universitaire 2007-2008
Mention : Histoire - Histoire de l’art Spécialité : Relations et échanges culturels internationaux
sous la direction de Mme Marie-Anne MATARD-BONUCCI )
3 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 4 Amicale des Déportés et Familles du 11 novembre 1943 (Maurice Hugelé est président de l'Amicale des Déportés et Familles du 11 novembre 1943. )
5 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 6 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
7 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
8 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. )
Notes
- 1 - Benoit Willot, "Résistante jusque dans les camps de concentration", in Joinville-le-Pont au jour le jour, 22/04/2010.
- 2 - Pierre Giolitto, Grenoble 40-44, Éditions Perrin, 2001, (ISBN 978-2-262-01326-4) p. 363.
Bonjour, je recherche des informations sur l'histoire du groupe de résistants auquel appartenait Jacques Aaronson. Je suis le neveu de Micheline Meyer son épouse arrêtée à Grenoble et déportée fin 1943.
Laurent M.
[répondre]
*** Recherche de personnes déportées
Je recherche des personnes déportées ayant connu mon grand-père Albert Luyat pendant ses actes de résistances ou pendant sa déportation au camp de Buchenwald
[répondre]
mon grand père,Benjamin CHATELIER, se trouvait à buchenwald à la même période que le votre. D'après mes recherches, mon grand père serait parti
en colonne de la mort le 10 avril. Le convoi portait le n° G, en direction du
camp de Flossenürg où il serait arrivé le 12 avril. Ensuite ce convoi a été divisé en trois colonnes ( A? B et C ). Les rescapés ont été récupérés par les alliés le 23 avril.
Etaient-t' ils ensemble? comment sont'ils morts, et où ?
Je n' ai pas réussi encore à trouver des listes exhaustives des morts durant ce voyage. Par suite je continue mes recherches en essayant par le biai des archives nazies ouvertes au grand public.
Salutations[répondre]
Merci infiniment pour votre réponse.
Je vous envoie mon adresse email
marion;luyat@gmail.com[répondre]
Bonjour, votre grand-père Albert Luyat faisait partie du convoi référencé I252 sur le site www.bddm.org parti de Toulouse. Mon grand-père Jean Kervévan en faisait partie mais il est décédé en 1962. La plupart (mais pas tous) venaient du camp d'internement de St Sulpice la pointe dans le Tarn M Gaston Viens maire honoraire d'Orly en faisait aussi partie, il avait dans les 18-19ans vous pouvez essayer de le contacter. Il y aussi Léon Zyguel rescapé. Si votre grand-père était au camp de St Sulpice peut être que M Viens en a un souvenir. A votre disposition Anne Marie [répondre]
*** RECHERCHE INFO SUR PIERRE DEBRU
Bonjour,
J'ai découvert à la lecture du livre <> que mon grand-père faisait partie de l'Armée secrète d'Allevard.
Je suis donc à la recherche de tout document sur Pierre Debru, pharmacien de son état à Allevard durant cette période.
Il était souvent sollicité pour trouver notamment des cachettes à ceux qui montaient dans le maquis pour éviter le STO. En ce sens il faisait regulierement des navettes vers Sillan, Izeaux, vers aussi la Scierie Millat.
Espérant que cette annonce m'apporte plus d'informations. Je remercie par avance tout ceux qui pourront contribuer à ma recherche.
Laurent
[répondre]
Bonjour,
Avez-vous effectué des démarches auprès du Musée de la Résistance et de la Déportation de Grenoble qui pourrait au minimum vous indiquer les organismes auxquels vous pouvez vous adresser si eux-mêmes ne peuvent vous fournir les informations que vous recherchez ?
Idem à propos des archives départementales de l'Isère.
Bonne recherche.
Cordialement,
Jean Surchamp
(06/06/1939 - 08/08/1940) Préfet de l'Isère
Raoul Didkowski
(08/08/1940 - 05/08/1943) Secrétaire général : Marcel Delpeyrou
Directeur de cabinet : Louis Amade
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Paul Balley
(05/08/1943 - 06/11/1943)
Louis Jacques-Henry
(06/11/1943 - 24/01/1944)
Roger Homo
(24/01/1944 - 23/06/1944) Préfet de l'Isère
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Philippe Frantz
(23/06/1944 - 01/08/1944) Préfet de l’Isère, favorable aux idées nationale-socialistes, il est abattu par la Résistance le 1er août 1944 (1911-1944)
Albert Reynier
(22/08/1944 - 02/02/1949) Préfet de l'Isère
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
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