| Soutenez le travail de l'AJPN |
| Recherche de personne, de lieu : affiche la page | Recherche type Google : propose des pages | |||
| ||||||
|
| ||||||
|
39/45 en France (WWII)
base des données identifiées par AJPN.org Une page au hasard 38080 noms de commune 95 départements et l'étranger 1231 lieux d'internement 744 lieux de sauvetage 33 organisations de sauvetage 4381 Justes de France 1072 résistants juifs 16133 personnes sauvées, cachées | ||||||
|
Das versteckte Kind En France dans les communes Les Justes parmi les Nations Républicains espagnols Tsiganes français en 1939-1945 Les lieux d'internement Les sauvetages en France Bibliothèque : 1390 ouvrages Cartographie Glossaire Signaler un problème technique |
||||||
|
||||||
|
| ||||||
|
|
Région :
|
|
Préfets :
Jean Surchamp
(06/06/1939 - 08/08/1940) Préfet de l'Isère
Raoul Didkowski
(08/08/1940 - 05/08/1943) Secrétaire général : Marcel DelpeyrouDirecteur de cabinet : Louis Amade Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Paul Balley
(05/08/1943 - 06/11/1943)
Louis Jacques-Henry
(06/11/1943 - 24/01/1944)
Roger Homo
(24/01/1944 - 23/06/1944) Préfet de l'Isère
(24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, dénoncé par la Milice, il est arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945). André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Philippe Frantz
(23/06/1944 - 01/08/1944) Préfet de l’Isère, favorable aux idées nationale-socialistes, il est abattu par la Résistance le 1er août 1944 (1911-1944)
Albert Reynier
(22/08/1944 - 02/02/1949) Préfet de l'Isère
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
|
| Texte pour ecartement lateral |
|
Texte pour ecartement lateral
|
| [Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo] |
|
|
La commune des Grenoblois
10/06/2011
En Isère, département refuge, l'aide aux personnes pourchassées fut particulièrement importante, en raison du vaste territoire qui permettait des milliers de voies de fuite, d'une présence forte de la Résistance et à de nombreux fonctionnaires, à l'instar du préfet, Raoul Didkowski d'août 1940 à la date de sa révocation par Vichy en août 1943, suivie de son arrestation par les autorités allemandes et de sa déportation en Allemagne en 1944.
Après l'armistice, la ville en zone dite "libre" sous le contrôle de l'administration de Vichy voit affluer un grand nombre de réfugiés du nord, des Belges, des Polonais, des Alsaciens-Lorrains.
A Grenoble et dans ses alentours, on estime à 20 000 les Juifs réfugiés Polonais, Allemands, Autrichiens, Hongrois ou Roumains. Souvent munis de faux papiers, ils ne se font pas recenser.
La résistance s'organise à Grenoble
Après l'armistice de juin 1940, des foyers de résistance s'organisent.
Fin 1941, des antennes locales de mouvements tels "Combat" et "Franc-Tireur" (dont les chefs à Grenoble sont Léon Martin, Eugène Chavant, Aimé Pupin et Jean Perrot) s'enracinent à Grenoble. Fin novembre 1941, Henri Frenay (Libération nationale) et François de Menthon (Liberté) fusionnent leurs mouvements pour former Combat.
Au printemps 1941, le mouvement "Front national de lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France", initié par le Parti communiste clandestin, se développe également à Grenoble.
La rafle du 26 août 1942
Vichy développe également sa politique de collaboration avec l'Allemagne, en faisant procéder notamment à l'arrestation de Juifs étrangers le 26 août 1942.
Une circulaire émanant du Secrétariat général à la police prévient les préfets de zone libre que les Juifs étrangers entrés en France après 1936 "seront transportés en zone occupée avant le 15 septembre".
Le 26 août 1942, en Isère comme ailleurs en zone libre, toutes les forces de police et de gendarmerie sont mobilisées afin de procéder aux arrestations.
Au matin, des dizaines de Juifs sont arrêtés à Grenoble, à Pont-en-Royans, Valbonnais, Voiron ou encore Pont-de-Chéruy, Décines et Vienne.
595 Juifs arrêtés dans la région, dont 98 arrêtés en Isère, sont envoyés à Drancy avant d'être déportés à Auschwitz. Seules 6 rentreront de déportation.
Les rafles et les arrestations de septembre et octobre 1942
Durant les mois de septembre et d'octobre 1942 les opérations visant à arrêter les Juifs se poursuivent : le 7 octobre, trois personnes vivant à Grenoble sont arrêtées et transférées au camp de Rivesaltes.
En novembre, plusieurs autres personnes sont internées aux camps de Gurs et de Rivesaltes.
10 Juifs domiciliés dans le département sont arrêtés, ou refoulés par les autorités suisses, alors qu'ils tentaient de passer la frontière.
Les rafles de 1942 sont massivement condamnées par la population grenobloise qui orgniase plusieurs manifestations massives le 14 juillet, le 20 septembre et le 11 novembre 1942.
L'occupation de la zone libre en novembre 1942
L'Isère se trouve occupé dans sa plus grande partie par les troupes italiennes, l'armée allemande s'établit quant à elle au nord de Vienne.
Les jeunes gens qui ne veulent pas partir au Service du Travail obligatoire (STO) trouvent un appui dans la Résistance qui leur fournit de faux papiers.
Un maquis, animé par le groupe local de "Franc-Tireur", se constitue dans le Vercors tout proche, grâce à l'afflux progressifs de réfractaires au STO.
La rafle de février 1943
Vichy demande au préfet de l'Isère un contingent de 25 Juifs en février 1943. L'état-major italien, qui n'applique pas les directives antisémites, contraint les autorités à libérer les personnes arrêtées à Grenoble. La rafle de février 1943 sera la dernière orchestrée par le gouvernement de Vichy en Isère.
L'occupation allemande
L'arrivée en septembre 1943 des Allemands en remplacement des Italiens va ouvrir une véritable période d'occupation et une période de double persécution, d'autant que l’administration française continuera à appliquer la législation antisémite jusqu’à la Libération.
Le 11 novembre 1943 est un jour de grève quasi générale et une manifestation devant les officines locales de la collaboration donnent lieu à l'arrestation de 600 manifestants dont près de 400 seront déportés.
Grenoble deviendra un grand centre de la résistance juive.
La rafle du 24 décembre 1943
A Grenoble, le 24 décembre 1943, la police bloque toutes les issues de la place Vaucanson et arrête uniquement les hommes. 200 hommes sont arrêtés et transférés à la caserne Bayard pour le "criblage". Une trentaine de Juifs sont déportés.
Début 1944, le Comité départemental de libération de l'Isère est constitué.
La rafle des 6 et 8 février 1944
Une rafle est organisée à Grenoble les 6 et 8 février 1944. Une cinquantaine de juifs sont arrêtés.
Durant près de deux mois, des premiers jours de février au 16 mars 1944, la région grenobloise connaît une vague d'arrestations de Juifs d'une ampleur et d'une férocité inégalées. Les responsables de cette opération, désignés comme étant la « section antijuive de Suisse et Bordeaux », sont en fait le SS-Hauptsturmführer Aloïs Brunner et ses hommes du Kommando Drancy.
Le 4 mai 1944, le général de Gaulle signe le décret décernant la Croix de la Libération à la ville de Grenoble : "Ville héroïque à la pointe de la résistance française et du combat pour la libération. Dressée dans sa fierté, livre à l'Allemand, malgré ses deuils et ses souffrances, malgré l'arrestation et le massacre des meilleurs de ses fils, une lutte acharnée de