Saint-Égrève est situé au nord-ouest de Grenoble, limitrophe de Grenoble, Saint-Martin-le-Vinoux, Le Fontanil Cornillon, Quaix-en-Chartreuse, Proveysieux, Sassenage et Noyarey.
La commune est entourée à l'est par le massif de la Chartreuse et à l'ouest par la rivière Isère.
Les quartiers La Monta, Saint Robert, Curvilleux et le Muret sont à l'origine de la création de la ville. Les quartiers Champaviotte, Fiancey, Visancourt, Prédieu, Barnave, les Moutonnées, Rocheplaine, le pont de Vence et les Charmettes sont plus récents.
En 1941, Paul de Quinsonas (Paul-Henry Pourroy de Quinsonas), aristocrate, est nommé maire par le préfet Raoul Didkowski en 1941.
François de Quinsonas, fils aîné de Paul de Quinsonas, né le 24 novembre 1911, s'engage dans la résistance sous le nom de "Lieutenant Fiancey".
Il rejoint ensuite la Compagnie Stéphane, établie dans le massif de la Chartreuse en 1944, et sera tué 4 jours plus tard par les Allemands, lors de l’attaque du Fort de la Bastille, au Mont Rachais le 27 juillet 1944. Le lieutenant Fiancey est enterré dans la partie ancienne du cimetière de Saint-Égrève, à la Monta. Sa tombe est dans le fond, non loin du Carré Militaire, adossée au mur d’enceinte. Sur la stèle, on peut y lire qu’il était "Chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre 1939 1945, officier de chasseurs d’Afrique, lieutenant au premier bataillon du Grésivaudan".1
Saint-Égrève est libéré le 22 août 1944 par les Résistants F.T.P. de la Compagnie 9102, accompagnés de nombreux déserteurs, lourdement chargés d’armes et de munitions, qui arrivent les premiers, descendant du col de Clémencière vers La Monta.
La Compagnie 9102 cantonne au château Nerey (aujourd’hui Maison Barnave). Le Comité de Libération se réunit à la mairie. Quelques drapeaux font leur apparition aux fenêtres. La Compagnie 9103 est logée dans la Salle des Fêtes du Pont de Vence.
Cependant, les F.T.P. du 3e bataillon n’ont pas le temps de souffler : un groupe est envoyé en urgence sur Voreppe où une unité nazie essaye de revenir sur Grenoble.
À Gières, un très violent combat oppose les Résistants à une forte colonne allemande qui revient sur Grenoble.
Par chance, les Résistants sont soutenus par des forces Alliées qui viennent d’arriver de Provence, via les Alpes en quelques jours, la route étant ouverte par les Maquisards. Les Allemands étaient définitivement repoussés.2
Paul-Henry Pourroy de Quinsonas
(1941-1945) nommé maire par arrêté préfectoral
Paul Giraud
(1945-1965)
1 Familles réfugiées à Saint-Égrève[Compléter]
1943 / 1946 Famille Chonyk - Paulette et Simone sorties du camp de Douadic juste avant leur transfert pour Auschwitz, par leur oncle Isidore Olchitzky, résistant, sont confiées à Mlle Eva Reynier, directrice de l'orphelinat de Saint-Égrève près de Grenoble qui va les cacher jusqu'en 1946. (Source : Spoliation et Enfants cachés : le destin d'un résistant de Lydia Olchitzky-Gaillet). Familles arrêtées (Saint-Égrève)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
30/11/1940 -En Isère, 30 militants communistes sont arrêtés et internés au Fort Barraux. 25/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers effectuée par la police et la gendarmerie française dans la nuit du 25 au 26 août. 26/08/1942 -Rafle de Juifs étrangers en Isère. Toutes les forces de police et de gendarmerie sont mobilisées. Au matin, des dizaines de Juifs sont arrêtés à Grenoble, à Pont-en-Royans, Valbonnais, Voiron ou encore Pont-de-Chéruy, Décines et Vienne. Après “criblage”, plus d’une centaine d’entre eux est envoyée à la caserne de Vénissieux, où sont regroupés les Juifs de la région. Ceux-ci sont ensuite envoyés à Drancy. Le 2 septembre 1942, la quasi-totalité de ces personnes part à destination d’Auschwitz. Seules 6 rentreront de déportation. 11/11/1942 -Les Allemands et les Italiens se partagent la zone dite "libre". 12/11/1942 -Arrivée des premiers détachements italiens à Grenoble et des Allemands dans le nord du département. 04/03/1943 -Le général italien De Castiglioni, commandant en chef des troupes d'occupation italiennes s'oppose à la déportation de Juifs par le préfet de l'Isère. 09/09/1943 -Début de l'occupation allemande dans l'Isère. 01/1944 -Janvier-mars 1944 : Section anti-juive de la police allemande dans l'Isère. 23/04/1944 -Du 23 au 25 avril, la Milice attaque les positions de la résistance française dans le Vercors. 21/07/1944 -Du 21 au 23 juillet, les Allemands prennent d'assaut le maquis du Vercors.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Saint-Égrève sur
Wikipedia 2 Les réfugiés espagnols dans le département de l’Isère 1936-1939 (Mémoire de Master 1 « Sciences humaines et sociales »
Année universitaire 2007-2008
Mention : Histoire - Histoire de l’art Spécialité : Relations et échanges culturels internationaux
sous la direction de Mme Marie-Anne MATARD-BONUCCI )
3 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 4 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 5 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
6 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
7 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. )
Bonjour, je recherche des informations sur l'histoire du groupe de résistants auquel appartenait Jacques Aaronson. Je suis le neveu de Micheline Meyer son épouse arrêtée à Grenoble et déportée fin 1943.
Laurent M.
[répondre]
*** Recherche de personnes déportées
Je recherche des personnes déportées ayant connu mon grand-père Albert Luyat pendant ses actes de résistances ou pendant sa déportation au camp de Buchenwald
[répondre]
mon grand père,Benjamin CHATELIER, se trouvait à buchenwald à la même période que le votre. D'après mes recherches, mon grand père serait parti
en colonne de la mort le 10 avril. Le convoi portait le n° G, en direction du
camp de Flossenürg où il serait arrivé le 12 avril. Ensuite ce convoi a été divisé en trois colonnes ( A? B et C ). Les rescapés ont été récupérés par les alliés le 23 avril.
Etaient-t' ils ensemble? comment sont'ils morts, et où ?
Je n' ai pas réussi encore à trouver des listes exhaustives des morts durant ce voyage. Par suite je continue mes recherches en essayant par le biai des archives nazies ouvertes au grand public.
Salutations[répondre]
Merci infiniment pour votre réponse.
Je vous envoie mon adresse email
marion;luyat@gmail.com[répondre]
Bonjour, votre grand-père Albert Luyat faisait partie du convoi référencé I252 sur le site www.bddm.org parti de Toulouse. Mon grand-père Jean Kervévan en faisait partie mais il est décédé en 1962. La plupart (mais pas tous) venaient du camp d'internement de St Sulpice la pointe dans le Tarn M Gaston Viens maire honoraire d'Orly en faisait aussi partie, il avait dans les 18-19ans vous pouvez essayer de le contacter. Il y aussi Léon Zyguel rescapé. Si votre grand-père était au camp de St Sulpice peut être que M Viens en a un souvenir. A votre disposition Anne Marie [répondre]
*** RECHERCHE INFO SUR PIERRE DEBRU
Bonjour,
J'ai découvert à la lecture du livre <> que mon grand-père faisait partie de l'Armée secrète d'Allevard.
Je suis donc à la recherche de tout document sur Pierre Debru, pharmacien de son état à Allevard durant cette période.
Il était souvent sollicité pour trouver notamment des cachettes à ceux qui montaient dans le maquis pour éviter le STO. En ce sens il faisait regulierement des navettes vers Sillan, Izeaux, vers aussi la Scierie Millat.
Espérant que cette annonce m'apporte plus d'informations. Je remercie par avance tout ceux qui pourront contribuer à ma recherche.
Laurent
[répondre]
Bonjour,
Avez-vous effectué des démarches auprès du Musée de la Résistance et de la Déportation de Grenoble qui pourrait au minimum vous indiquer les organismes auxquels vous pouvez vous adresser si eux-mêmes ne peuvent vous fournir les informations que vous recherchez ?
Idem à propos des archives départementales de l'Isère.
Bonne recherche.
Cordialement,
Jean Surchamp
(06/06/1939 - 08/08/1940) Préfet de l'Isère
Raoul Didkowski
(08/08/1940 - 05/08/1943) Secrétaire général : Marcel Delpeyrou
Directeur de cabinet : Louis Amade
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Paul Balley
(05/08/1943 - 06/11/1943)
Louis Jacques-Henry
(06/11/1943 - 24/01/1944)
Roger Homo
(24/01/1944 - 23/06/1944) Préfet de l'Isère
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Philippe Frantz
(23/06/1944 - 01/08/1944) Préfet de l’Isère, favorable aux idées nationale-socialistes, il est abattu par la Résistance le 1er août 1944 (1911-1944)
Albert Reynier
(22/08/1944 - 02/02/1949) Préfet de l'Isère
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
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