Mairie du 2e arrondissement située 8, rue de la Banque
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Palais Brongniart, édifice entouré d'un péristyle de style corinthien, qui accueillait la Bourse de Paris, situé dans le quartier Vivienne
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Immeuble du Crédit Lyonnais, construit par l'architecte William Bouwens van der Boijen, situé dans le quadrilatère formé par le boulevard des Italiens, la rue de Gramont, la rue du Quatre-Septembre et la rue de Choiseul
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Opéra-comique, dit Salle Favart" situé place Boïeldieu, fondé en 1714
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Le palais Berlitz a présenté durant l'occupation nazie une exposition antisémite intitulée "Le Juif et la France",du 5 septembre 1941 au 15 janvier 1942.
source photo : Bundesarchiv
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Le 2e arrondissement de Paris, dit "arrondissement de la Bourse", s'étend sur 99,2 hectares. Il est le produit de l'extension de Paris aux XVe et XVIe siècles. Les premières habitations urbaines datent cependant du XIVe siècle.
Le découpage administratif de Paris établit en 1860 vingt arrondissements, au lieu de douze.
le 2e est divisé en 4 quartiers administratifs : Gaillon, Vivienne, le Mail et Bonne-Nouvelle.
Lors du recensement de 1936, le 2e arrondissement compte 41 780 habitants.
L'exposition antisémite "Le Juif et la France", est présentée sur deux étages du Palais Berlitz, avenue de l'Opéra, du 5 septembre 1941 au 15 janvier 1942.
Elle est organisée par l'Institut d'étude des questions juives (IEQJ) et s'appuie sur le travail de George Montandon1, professeur à l'École d'anthropologie de Paris et auteur du livre Comment reconnaître le Juif ? publié en novembre 1940.
Environ 200 000 personnes visiteront cette exposition utilisée par le gouvernement de Vichy pour "aider" les "Français à reconnaître les Juifs par leurs caractéristiques physiques".
L'exposition sera ensuite envoyée à Bordeaux et à Nancy.
Henri Doffe
(1936 - 1940)
Georges Fraudin
(1940 - 1941)
André Liard
(1941 - 1944)
Joseph Domerego
(1944 - 1946) PCF, il est élu le 17 octobre 1944 après avoir présidé le comité local de libération du 2e arrondissement. Il est mort en 2001.
François-Alphonse Ecker
(1946 - 1958)
Familles réfugiées à Paris 75002[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible. 4 Familles arrêtées (Paris 75002)[Compléter]
1943Famille Abergil - Joseph Abergil et Émilie née Ben hayoun le 31/01/1901 à Oran (Algérie), couturière, habitaient 33, rue de Clery à 75002 Paris avec leurs fils, Claude, né le 06/09/1930 à Oran, et Jacques, né le 26/02/1932 à Oran. Arrêtés parce que juifs, Émilie, 41 ans, Claude, 12 ans, et Jacques, 10 ans, sont internés à Drancy et seront déportés sans retour de Drancy à Sobibor par le convoi n° 53 du 25/03/1943 qui transporte 1 008 personnes, dont 118 enfants. Déportation : 25/03/1943 convoi no 53 JO : Mémorial de la déportation des Juifs de France
23/09/1942Famille Braunstein - Itic Braunstein, né le 13 janvier 1897 à Bacau (Roumanie), et Betti née Gold le 27 mai 1904 à Berlad (Roumanie) en 1903 sont arrêtés parce que juifs le 23 septembre 1942 à leur domicile, 10, rue Saint-Joseph, dans le 2e arrondissement de Paris. Trois de leurs quatre enfants, Renée, née en 1927, Jacques, né en 1931, et Claude Braunstein, né en 1940, assistent à l'arrestation de leurs parents. Les trois enfants furent épargnés grâce à l'arrivée, au cours de l'arrestation, du frère d'Itic, naturalisé français, qui se porta garant pour eux. Itic Braunstein, 45 ans, et Betti, 39 ans, furent déportés sans retour le 25 septembre 1942 par le convoi n° 37 vers Auschwitz. Déportation : 25/09/1942 convoi no 37 JO : DAF-ED
11/04/1944Famille Cherchevsky - Abraham est né le 6 mars 1901 à Hébron (Palestine). Il est journaliste. La famille d'Abraham, originaire de Lituanie, avait émigré en Palestine au milieu du XIXe siècle. Abraham vécut sa petite enfance à Jérusalem et la famille arriva à Paris vers 1910 où il fut scolarisé à l’école Lucien de Hirsch. Abraham avait obtenu la nationalité française en 1924.
Il épouse Germaine Bernard en 1930. Abraham et Germaine Cherchevsky habitaient 6, rue Voisembert à Issy-les-Moulineaux avec leurs trois filles, Ève Line, née le 30 mars 1932, Sylvie, née le 5 mars 1935 et Mireille, née le 9 mars 1938 à Issy-les-Moulineaux.
En 1938, Abraham avait créé un petit journal juif bimensuel, Grégoire, en hommage au curé d’Embermesnil, membre de la Convention, qui soutint la cause de l’émancipation des Juifs. Il ne publia que cinq numéros, le premier datant du 15 novembre 1938 et le dernier du 30 mars 1939…
Abraham et Germaine durent quitter leurs fonctions en raison des ordonnances allemandes de 1941 interdisant aux Juifs la plupart des emplois et travaillèrent au service administratif des maisons d'enfants de l'UGIF. Ils dirigent des maisons d'accueil à Montreuil et à Neuilly. Le 31 juillet 1943, Germaine Cherchevsky est arrêtée à Paris 18e lors d'une rafle dans les locaux de l'UGIF. Âgée de 42 ans, elle sera déportée sans retour le 2 septembre 1943 par le convoi n° 59 de Drancy vers Auschwitz. Après l’arrestation de Germaine, Abraham dut cacher leurs trois filles et se cache à Paris 2e chez une amie rue du Mail, sans sortir. Sa cachette est située à 300 mètres du commissariat aux questions juives. Mais le mardi 11 avril 1944, il sort de sa cachette et est repéré par un collabo. Il est pris dans un contrôle d'identité et arrêté à son tour. A 43 ans, Abraham sera déporté sans retour le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 à destination des Pays Baltes, à Kaunas en Lituanie et à Reval (aujourd'hui Tallinn) en Estonie. Déportation : 15/05/1944 convoi no 73
16/07/1942Famille Grynberg - Dinah, née Licht en 1898 à Lublin (Pologne), tricoteuse, de nationalité polonaise, et ses cinq enfants habitaient 20, rue Saint-Sauveur, dans le 2e arrondissement de Paris. Arrêtée parce que Juive avec sa fille sa fille Perla, née le 22/12/1921 à Lublin (Pologne), elles sont internées à Drancy. Lejb (Léon), né en 1917 à Lublin (Pologne), Rubin, né en 1919, Herch, né en 1923 et leur sœur Syma échapperont à la rafle. Dina, 44 ans, et Perla, 20 ans, seront déportées sans retour de Drancy à Auschwitz le 14 septembre 1942 par le convoi n° 32. Déportation : 14/09/1942 convoi no 32
7/04/1942 -François Molet, fusillé le 7 avril 1942 au Mont Valérien ( les Nazis) né le 14 mars 1905 à Beaurevoir aisneMont-Valérien France 14/06/1940 -La Wehrmacht fait son entrée dans Paris. 10/1940 -Le recensement effectué par les services de la préfecture de Police de la Seine (réparti aujourd'hui entre Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), dénombre 149 734 hommes, femmes et enfants juifs, dont 64 070 Juifs de nationalité étrangère. 19/10/1940 -Le Préfet de Police ordonne d’apposer la mention "juif" à l’encre rouge sur les cartes d’identité des Juifs résidant en zone occupée. 14/05/1941 -Première grande rafle de Juifs à Paris: 3 710 personnes sont envoyées dans les camps du Loiret, à Pithiviers et à Beaune-la-Rolande. 20/08/1941 -Ouverture du camp de Drancy en région parisienne 29/11/1941 -Loi française instituant l’Union Générale des Israélites de France (UGIF). Elle regroupe obligatoirement toutes les associations culturelles et cultuelles. 12/12/1941 -Rafle dite des notables à Paris, 700 Juifs sont arrêtés. 29/05/1942 -Ordonnance allemande instituant le port de l’étoile jaune aux Juifs de plus de 6 ans, en zone occupée. 16/07/1942 -16 et 17 juillet 1942, la rafle du Vel’ d’Hiv’ à Paris et dans son agglomération, le "Jeudi noir" comme l’appelle les Juifs, l’opération "Vent printanier" selon le code allemand, visant les familles juives étrangères. 13.000 arrestations dont 4 000 enfants. 17/08/1942 -997 juifs, en majorité d’origine polonaise, sont déportés de Paris au camp d’extermination d’Auschwitz pour y être gazés. 21 enfants de moins de quatre ans figurent parmi les déportés. 20/08/1942 -Du 20 au 25 août, arrestations massives de Juifs étrangers à Paris. 4 232 hommes sont internés à Drancy par la police française, à la demande des Allemands. 14/07/1943 -Bombardements aériens alliés sur la Région Parisienne.
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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
Autres articles parus dans le site de l'AJPN
1 Léon Blum (Léon Blum est né, le 9 avril 1872, 153, rue Saint-Denis, dans le 2e arrondissement de Paris. )
1 Paris 75002 sur
Wikipedia 2 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
3 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 4 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 5 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
6 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
7 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
8 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
Notes
- 1 - Sous Vichy, Montandon se livra à des "examens physiques officiels" afin de déterminer si un individu peut
recevoir "un certificat de non-appartenance à la race juive".
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